Actualité La Seyne-sur-Mer

La mutation engagée du quartier Berthe

Composé de tours et de barres, coupé du reste de la ville, le quartier Berthe fait l’objet d’un projet global de reconquête, de l’habitat aux espaces publics. C’est l’un des plus gros programmes de renouvellement urbain (PRU) de France. Lancé en 2006, il est réalisé pour moitié.

Comptant parmi les plus importants de France (252 millions d’euros pour 3 340 logements et 13 000 habitants), le PRU du quartier Berthe, lancé en 2006, respecte son calendrier avec un taux de réalisation de plus de 50 % : 466 relogements effectués ou en cours, 362 logements démolis, 312 reconstruits sur et hors site (sur les 860 du projet), de nouveaux équipements publics et des premiers ilots restructurés au sein d’un vaste périmètre de 110 ha. Grâce au plan de relance (ce PRU a bénéficié de la moitié de l’enveloppe régionale Anru), à des aides supplémentaires de la région et de la communauté d’agglomération TPM, la réhabilitation de 2 000 logements sur cinq secteurs vient de démarrer. Le projet a fait l’objet d’un point d’étape début juin, puis d’un passage en conseil d’administration de l’Anru le 7 juillet pour un avenant à la convention et une poursuite des opérations jusqu’en 2013-2014.

Des promoteurs privés arrivent

Longtemps unique bailleur social de ce quartier qui concentre un quart de la population seynoise, Terres du Sud Habitat (l’ex-office HLM de La Seyne) est en première ligne pour sa reconquête. « Ce PRU est exemplaire pour nous. On peut citer l’insertion, qui atteint 15 % et a permis de créer 150 emplois, ou encore le traitement de l’amiante dans les logements occupés avec des protocoles et des méthodes mis au point avec les entreprises qui ont donné d’excellents résultats », explique Joël Canapa, directeur général de Terres du Sud Habitat. Signe incontestable de la mutation du quartier : des promoteurs privés (Eiffage, Nexity) le réinvestissent avec des projets mixant 500 logements libres en accession et locatif. Maître mot également de sa transformation : le retraitement des espaces extérieurs, extrêmement pauvres et indifférenciés. « C’est un travail immense qui va de la résidentialisation à la création d’espaces publics en passant par la refonte du système de voirie et jusqu’à la dénomination des rues qui jusqu’à présent n’étaient pas identifiées », précise Yves Petit, chef de projet au GIP Nouvelle Seyne. Ce qui permet une nouvelle délimitation du foncier, gage d’une bonne gestion future.

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