Technique et chantier

La motorisation biénergie apparaît comme une bonne solution

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier

Tendance. Moins coûteuse que les systèmes sur batteries, plus polyvalente, la motorisation biénergie diesel/électrique convient bien aux engins de chantier.

Un engin de chantier, par définition, intervient dans un endroit dénué de toute infrastructure, puisqu’il est justement là pour les construire ! Il lui faut donc être parfaitement autonome pour pouvoir évoluer loin des routes, des bâtiments… et des prises électriques. Le gazole s’impose aujourd’hui encore comme étant la meilleure source d’énergie : facile à acheter, facile à stocker, facile à transporter ; mais bruyante et polluante. Les carburants de substitution posent également des problèmes écologiques, et c’est bien la fée électricité qui apparaît aujourd’hui comme l’énergie du xxie siècle. L’idée est d’y avoir recours dès que c’est possible, et de pouvoir s’en passer quand c’est nécessaire. Pour cela, deux moteurs sous le capot  un diesel et un électrique  et un commutateur dans la cabine pour sélectionner l’un ou l’autre. L’électricité n’est pas stockée mais fournie par une prise branchée sur le réseau. « La motorisation biénergie est, pour l’instant, préférable à une motorisation tout électrique car les batteries renchérissent considérablement le prix de la machine », analyse Takashi Mamba, directeur général de Takeuchi France. La marque japonaise fut la première à proposer une minipelle ainsi équipée, voilà plus de dix ans. Elle n’avait pas connu le succès. Pas découragé pour autant, le fabricant a présenté, l’année dernière, un nouveau modèle lors du salon Intermat. Cette fois semble être la bonne. « Il y a eu un grand intérêt de la part des visiteurs. Les commandes se succèdent. » D’autres fabricants s’y mettent à leur tour. Pour quels matériels ? Il faut qu’ils soient relativement statiques. Les concasseurs s’y prêtent bien ; les pelles sur chenilles également. Mais pas les chargeuses, trop virevoltantes. Pour elles, il faudra attendre que les batteries soient enfin performantes et bon marché.

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ENCADRE

Le rotatif « bi » de chez Merlo

Première du genre sur ce type de matériel : Merlo va présenter un chariot télescopique à tourelle rotative équipé de deux moteurs : l’un thermique, l’autre électrique. Lors des déplacements, ou en cas d’absence de raccordement, la machine roule au diesel.Mais, si elle en a la possibilité, elle se branche sur le courant et fonctionne tout aussi bien, mais cette fois en silence et sans émissions polluantes. Le chariot à tourelle rotative se prête bien à l’électrique car c’est une machine relativement statique, et qui travaille parfois dans des tunnels, lieux confinés où les émanations des moteurs posent des problèmes. Stand : FS 1008/3

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