Autres

La mort annoncée d’une icône du post-modernisme

Mots clés : Architecte

A Portland, le bâtiment réalisé par l’architecte américain Michael Graves en 1982 pour abriter les bureaux municipaux, considéré comme le premier bâtiment majeur du post-modernisme, est aujourd’hui menacé de démolition.

Tout architecte passé sur les bancs de l’école entre 1975 et 1995 se souvient de cette célèbre sentence du critique Charles Jencks : « L’architecture moderne est morte à Saint-Louis, Missouri, le 15 juillet 1972 à 15 h 32… » ou à peu près, ajoutait-il ironiquement. Une référence à la destruction au cœur de l’été 72 des barres de Pruitt-Igoe – livrées une vingtaine d’années auparavant par le malheureux Minoru Yamasaki, l’auteur des tours jumelles du World Trade Center -, qui lui servit de point de départ pour l’échafaudage théorique du Langage de l’architecture post-moderne. Un ouvrage conçu comme un contre-modèle et qui s’opposait terme à terme à la géométrie répétitive et austère du modernisme. Depuis lors, des barres, nous en avons certes vu quelques-unes imploser, mais Jencks eut l’intelligence de cristalliser, sous un terme et quelques symboles frappants, un malaise jusqu’alors diffus. Au fil des multiples rééditions – rares dans le monde de l’édition architecturale – du best-seller de Jencks, celui-ci choisira régulièrement pour illustrer ses...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 231 du 12/03/2014
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X