Territoires

La mobilité, gage d’attractivité

D’après un sondage d’Opinionway réalisé en 2014 pour la Foncière des régions, l’agglomération toulousaine n’est pas bien perçue par les entreprises et leurs salariés. En cause, la saturation des moyens de transport. D’après une autre étude d’Eurostat sur les métropoles, les Toulousains sont 63 % à utiliser la voiture contre 53 %, en moyenne, pour aller sur leur lieu de travail. A ces données s’ajoute la progression démographique qui implique d’inventer, sur dix ans, 500 000 déplacements par jour supplémentaires, soit l’équivalent de l’usage du périphérique ou du réseau actuel du Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) Tisséo. Pour répondre à ce défi, l’autorité organisatrice de la mobilité sur la grande agglomération (101 communes desservies, 1 047 km2, 966 321 habitants) a fait de la 3e ligne de métro sa priorité. Les études sont en cours avec l’objectif d’une mise en service en 2024. Début 2016, Tisséo aura les éléments pour discuter de la pertinence du prolongement de la ligne B du métro (PLB), projet bouclé pour desservir en 2019 Labège, ville-centre de l’agglomération voisine du Sicoval, au sud-est de Toulouse.

Dans l’intervalle, Tisséo programme 900 millions d’euros d’investissements pour améliorer l’existant : doublement d’ici à 2019 de la capacité de la ligne A du métro, en allongeant de 26 à 52 m les quais de quatre stations, création de dix lignes de bus à niveau de service élevé pour mieux relier le cœur de la métropole aux communes périphériques, aménagements routiers pour fluidifier la circulation sur la zone aéroportuaire du nord-ouest. Par ailleurs, le SMTC étudie l’articulation au mode ferroviaire et le projet de téléphérique Aérotram qui doit relier l’université Paul-Sabatier, l’Oncopole, et l’hôpital de Rangueil, tout en franchissant la Garonne. Si sa faisabilité technique est établie, il pourra être mis en service en 2020.

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ENCADRE

« Le “grand village” que fut longtemps Toulouse, devenu, au cours du dernier demi-siècle, une agglomération, s’est développé dans l’indifférence des transports collectifs, progressivement sacrifiés à la voiture individuelle. Depuis trois décennies, les pouvoirs publics tentent d’inverser la tendance. Une étape décisive a été franchie avec la mise en service de la première ligne de métro, en 1993, puis de la deuxième, en 2007. La métropole toulousaine dispose maintenant d’un réseau de transports en commun efficace, associant au réseau de métro deux lignes de tramway. Aujourd’hui, le grand défi est de réussir les intermodalités, tout en jouant sur la cohérence urbanisme/transport. Ce dernier point est d’ailleurs inscrit dans la feuille de route de Tisséo. »

Robert Marconis, géographe, professeur émérite à l’université Toulouse Jean-Jaurès.

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