Régions Grenoble

La métropole veut faire sortir l’énergie du bois

Mots clés : Bois

Biomax, c’est le nom de la future centrale au bois de la métropole grenobloise, qui utilisera la biomasse pour alimenter entre 15 000 et 20 000 logements en chauffage urbain, et 10 000 logements en électricité, grâce à un système de cogénération. C’est dans le quartier Presqu’île que l’équipement entrera en activité en 2020, au terme d’un chantier qui débutera au premier trimestre 2018. Avec un investissement de 57,6 millions d’euros HT, ce projet s’inscrit dans l’engagement de la collectivité en faveur de la transition énergétique. Biomax contribuera ainsi à augmenter la part d’énergies renouvelables d’origine locale, avec une capacité de production de 220 GWh par an (183 GWh de chaleur et 37 GWh d’électricité).

Pour cela, la centrale consommera chaque année 85 000 tonnes de bois provenant de l’Isère et de la Savoie, soit une distance maximale de 100 km. Cette nouvelle unité de production de chaleur viendra compléter les trois chaudières principales de la métropole (Athanor, La Poterne et Villeneuve) et compenser l’arrêt de la centrale au fioul lourd du CEA (centre de recherche sur l’énergie atomique), prévu pour 2020. L’enveloppe architecturale du bâtiment utilisera elle aussi le bois, et optera pour une allure de type tertiaire plutôt qu’industriel, dans le but de favoriser son intégration urbaine et paysagère au sein du quartier.

Mandaté depuis juillet 2016 pour assurer la maîtrise d’œuvre, le cabinet Ingévalor s’est associé à l’agence Futur. A Architecture. La réalisation en sept lots séparés fera l’objet d’un appel d’offres européen classique ou restreint, selon le montant de chaque lot, qui se déroulera jusqu’à la fin de l’année.

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