Territoires Brest

La Métropole dessine la carte du solaire

En matière de météo, ce n’est pas offenser les Brestois que de rappeler que la capitale du Finistère souffre d’un déficit d’ensoleillement. Selon Météo France, Brest a connu 1 545 heures de soleil en 2015, contre une moyenne nationale des villes de 2 110 heures… ce qui la classe à la 30 124e position des villes les plus ensoleillées de France. A l’exemple de l’Allemagne, cette contrainte météorologique n’empêche pas Brest Métropole de se lancer dans une politique ambitieuse en matière d’énergie renouvelable, notamment grâce au solaire thermique et photovoltaïque. « La Bretagne est une région parfaitement adaptée à l’énergie solaire, plus que l’Allemagne, premier producteur photovoltaïque européen », argumente-t-on à la Métropole. Le plan climat-énergie territorial prévoit d’ailleurs de couvrir 20 % de la consommation d’énergie en 2020 par des énergies renouvelables.

Un cadastre disponible sur Internet.

Pour atteindre cet objectif, Brest Métropole vient de lancer un nouvel outil : le cadastre solaire. Disponible sur Internet (1), cet outil cartographique, destiné aux particuliers comme aux professionnels, permet d’évaluer, bâtiment par bâtiment, la production et les coûts d’un projet solaire (thermique ou photovoltaïque). Si la rubrique « cadastre solaire » n’est pas facile à trouver depuis la page d’accueil, l’outil est simple à utiliser. Il suffit de taper une adresse et un code couleur indique le potentiel d’ensoleillement de la toiture correspondante. Puis un « clic » vous fournira des détails sur la surface, l’orientation, l’inclinaison et le rendement attendu pour le photovoltaïque et le thermique. Un autre « clic » sur un lien « en savoir plus » guidera l’utilisateur vers Tinergie, la plate-forme locale de rénovation énergétique. « Les conseillers Tinergie disposent de données plus complètes, notamment l’irradiation solaire en moyenne annuelle par mètre carré », explique Sylvie Mingant, responsable de la mission énergie de Brest Métropole, qui ajoute qu’un partenariat a également été conclu avec l’UFC-Que Choisir « pour toutes les questions administratives et juridiques et pour lutter contre certaines démarches commerciales parfois peu scrupuleuses constatées sur ce marché ».

Premier du genre en France après Paris, cet outil a été développé par le service d’information géographique (SIG) de Brest Métropole à partir de la solution de cartographie numérique développée par l’éditeur de logiciels Esri. « Nous travaillons depuis un an sur ce projet qui s’appuie sur une maquette 3D à l’échelle des 8 communes que nous mettons régulièrement à jour depuis 2012-2013 », précise Elisabeth Naja, du SIG de Brest Métropole. Ce cadastre solaire intègre ainsi des paramètres comme l’inclinaison et l’orientation de la toiture (346 289 pans au total), et les données météo locales pondérées par quelque 161 354 arbres pouvant créer de l’ombre. « Le modèle a calculé les ombres sur 4 heures différentes et sur 4 jours de l’année », ajoute Sylvie Mingant. Comme pour la carte du bruit, des hauteurs, des risques de submersion marine… toutes ces données sont disponibles en open data et dans plusieurs formats.

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