Enjeux

La métamorphose énergétique des universités

Mots clés : ERP sans hébergement

Mise en place d’un smart grid, rénovation des bâtiments… Les facultés se mettent au vert.

Plus d’étudiants, donc moins de place… En attendant de pousser les murs, les universités vont devoir rénover les 18,6 millions de m² qu’elles possèdent, et qui leur coûtent déjà 40 euros/m² chaque année (1), dont un tiers est consacré aux dépenses d’énergie. En pleine disette budgétaire, les facs n’ont plus le choix : elles doivent se lancer dans de grands chantiers de rénovation pour faire baisser leurs factures. A la fois morceau de ville, maître d’ouvrage et écosystème local de chercheurs et d’entrepreneurs, les campus constituent également des territoires d’innovation. Une occasion pour les acteurs publics et privés de « questionner les usages et initier des changements d’espaces », estime Franck Faucheux, chargé de mission au sein du réseau des acteurs publics et privés de la ville durable Vivapolis. Les bons élèves travaillent déjà sur leur copie.

Rennes 1, maîtriser sa consommation énergétique grâce au smart grid

« D’ici à 2030, nos dépenses d’énergie pourraient être telles qu’elles dépasseraient notre capacité à rénover », avertit Patrice Barbel, chargé de mission politique développement durable et responsabilité sociétale de l’université de Rennes 1, qui a réglé une facture énergétique de 5,7 millions d’euros en 2013. En réaction, la faculté a participé à l’appel à projets national Smile – sur les réseaux électriques intelligents (smart grid) – dont la vocation est de faire émerger une nouvelle filière industrielle au service des territoires, en associant partenaires publics et privés. Ce programme l’aide à « repenser l’espace de travail et à maîtriser les consommations liées à la façon dont nous l’occupons », explique Patrice Barbel.

Grâce à cette meilleure connaissance de son patrimoine, Rennes 1 vise une réhabilitation complète de tous ses campus. Dans un premier temps, l’université entend lancer la rénovation de 10 % de son patrimoine immobilier, soit 370 000 m² au total. Et après un premier retour d’expérience, elle lancera une deuxième tranche de travaux, à nouveau sur 10 % du parc à réhabiliter. A terme, la faculté souhaite « diviser par quatre l’ensemble de [ses] consommations actuelles », précise Patrice Barbel.

Lille, être un campus zéro carbone d’ici à 2050

Pour la communauté d’universités et établissements (Comue) de Lille Nord de France, le dessein est ambitieux. Le territoire universitaire veut devenir un campus zéro carbone à horizon 2050. Une première...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5939 du 08/09/2017
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