Territoires Strasbourg

La Meinau poursuit son marathon de la rénovation

En attendant, peut-être, de vibrer à l’été prochain pour un Racing remonté en Ligue 2, la Meinau se contente pour l’instant des stimulations provoquées par les marteaux-piqueurs. Son axe principal, l’avenue de Colmar qui longe le stade, accumule les chantiers de logements privés. La Ville de Strasbourg recense 1 400 constructions livrées d’ici à 2020, si l’on additionne celles qui sont déjà réalisées, les programmes en chantier et ceux en phase permis. Bouygues Immobilier, Stradim, Bouwfonds Marignan, Nexity, Cogedim et Edifipierre comptent parmi les promoteurs déjà actifs, en partie sur l’emplacement d’anciennes concessions automobiles qui ont longtemps façonné le « paysage » de l’avenue. « Le potentiel à long terme est évalué à 2 000 logements supplémentaires », annonce Mathieu Cahn, l’adjoint au maire de Strasbourg chargé du quartier de la Meinau.

Le marché aura réagi particulièrement vite à l’opportunité de transformer le quartier offerte par la modification du plan d’occupation des sols (POS) en 2009. Celle-ci a ouvert 12 ha à l’habitat. « Nous sommes ainsi sortis de la situation de demandes répétées de dérogations individuelles. De fait, nous n’en avons plus accordé de significative depuis six ans. Conformément à ses objectifs, la modification de POS conserve à l’activité industrielle et artisanale sa place centrale dans le quartier », estime Mathieu Cahn.

Rallonge pour la rénovation urbaine.

La frénésie de nouveaux logements rend désormais prioritaire pour la Ville la construction d’un groupe scolaire à l’horizon 2019-2020. L’autre moteur vient de la rénovation urbaine. Avant le second programme Anru (NPNRU) strasbourgeois, dont le protocole de préfiguration est en cours d’approbation, le premier envoie ses dernières salves sur la Meinau : signé en décembre dernier, l’avenant de sortie à la convention initiale déclenche 45 millions d’euros d’investissements, portant le total à 232 millions depuis l’origine du programme en 2006.

Pour CUS Habitat, le principal bailleur – il aura injecté 118 millions d’euros à lui seul dans son parc local de 1 580 logements -, l’avenant permet une opération inédite : la restructuration lourde de 32 logements, consistant à reloger les occupants ailleurs pour transformer les surfaces intérieures. Dans le même secteur central de Weeber-Imbs, le texte finance aussi 144 réhabilitations-résidentialisations, que CUS Habitat démarrera en fin d’année.
Cet avenant et un autre qui le précède dégagent les crédits pour des aménagements publics, à commencer par la place de l’Ile-de-France (travaux de 2,15 millions d’euros à partir d’octobre). Elle sera transformée en un espace ouvert et restructurera sa voirie pour libérer de la place en faveur d’une future desserte en bus à haut niveau de service (BHNS). Entre 2017 et 2019, les réaménagements concerneront les axes majeurs, comme l’avenue de Normandie et la rue Schulmeister. Ainsi complété, le premier programme de rénovation urbaine (PRU) de la Meinau totalisera 626 démolitions de logements sociaux, autant de reconstructions – dont 322 hors du quartier -, 948 réhabilitations, 500 constructions de logements en accession sociale ou privée et 57 en locatif libre.

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