Edito

La marque des grands

Alors même qu’une embellie économique se dessine et que nos entreprises sont plus que jamais engagées dans la course à la performance, Eiffage, fleuron français du BTP mondial, doit faire face à une épreuve aussi douloureuse qu’imprévisible : la disparition de l’homme choisi pour conduire sa mutation. En trois ans à peine, le regretté Pierre Berger a marqué le groupe de son empreinte : amélioration spectaculaire du cours de l’action, rajeunissement délibéré de l’encadrement, développement assumé à l’international.
Jean-François Roverato, génial et souverain créateur de l’entité Eiffage, avait enfin trouvé là un digne successeur. Le voilà de retour aux manettes (en compagnie de Max Roche, directeur financier historique), le temps de dénicher un nouveau patron, de rassurer les marchés… et de continuer à tourmenter la concurrence. Grégoire Thibault, analyste Construction et Concessions chez Natixis, l’a confié à nos journalistes Barbara Kiraly et Olivier Baumann : « A terme, Eiffage sera la cash machine du BTP . »
Pour garder le cap, Eiffage met en œuvre depuis toujours un subtil mélange de tradition et d’innovation, qui lui a permis de conduire des chantiers parmi les plus audacieux – viaduc de Millau, route des Tamarins à la Réunion, autoroute de l’Avenir au Sénégal, ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire, etc. – sans atteindre à ses marges. Une recette résumée par Pierre Berger : « Le métier de base dans le BTP, c’est l’acte de construire. » Simple et efficace. Durable. La marque des grands. La marque d’Eiffage.

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