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« La maquette numérique permettra d’adapter les programmes aux besoins des usagers » Laurent Grall, président d’EGF.BTP

Mots clés : Entreprise du BTP - Logiciels - Outils d'aide

La convention annuelle d’EGF.BTP du 9 juin s’ouvrira sur le thème de la maîtrise d’usage. Pourquoi ?

Depuis trois à quatre ans, cette notion monte en puissance, notamment de la part des maîtres d’ouvrage privés. D’ailleurs, le nouveau Code de la commande publique intègre la notion de performance globale, ce qui induit de se pencher très sérieusement sur l’usage des bâtiments. Ecouter les usagers reste difficile, il y a encore un frein culturel. La filière doit se préparer à ce changement qui comporte des risques mais aussi des opportunités. Notre société bouge vite mais le propre de toutes les entreprises est de s’adapter à leur marché. Les entreprises générales, dont l’ADN est la réponse globale au besoin des clients, sont capables de s’engager sur la qualité, le service, bref, sur de la performance.

Comment la satisfaction de l’usager peut-elle impacter le quotidien des entreprises de la construction ?

La génération montante a l’habitude de prendre la parole. A moyen terme, on peut imaginer que des nouveaux propriétaires donneront leur avis sur le logement qui leur a été livré. Cela influencera les relations entre les entreprises de construction et de promotion immobilière par exemple. Intégrer davantage les usages nous conduira sans doute à structurer le pilotage relationnel du chantier à l’instar de son pilotage technique. Pour autant, la profession ne risque pas d’être « ubérisée », car construire un bâtiment nécessite un savoir-faire très technique.

Faut-il s’adapter à tous les usages, et à quel coût ?

Attention aux effets de modes : un bâtiment s’inscrit dans un cycle long ! Lorsque nous travaillons sur la maîtrise d’usage, nous nous efforçons de détecter le « juste besoin ». Notre rôle consiste à proposer des solutions adéquates au maître d’ouvrage. La maquette numérique nous aidera à prendre en compte les demandes des usagers très en amont et à piloter leur concrétisation pour un coût maîtrisé. Aujourd’hui, un projet se construit en deux à trois ans. Il me semble tout à fait possible d’intégrer les réflexions liées à l’usage durant ce laps de temps, à condition d’éviter les démarches trop séquentielles.

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