Territoires Angers

La maison individuelle pour relancer les Capucins

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Maison individuelle

Le cabinet angevin Goa, nouvel urbaniste de la ZAC des Capucins à Angers après l’éviction de Roland Castro et Sophie Denissof, présentera en fin d’année un nouveau plan guide à l’échelle des 100 hectares. Tout l’enjeu est de relancer cette opération d’aménagement déficitaire de 10 millions d’euros par an et freinée tant par la crise de l’immobilier que le manque d’adaptation des programmes aux attentes et capacités financières des Angevins. Sur les 6 000 logements prévus, 1 500 ont été livrés.

A court terme, un quartier laboratoire a été délimité pour tester une nouvelle offre moins dense, soit 42 logements à l’hectare contre 98 à l’origine. Le secteur Bocquel (8 hectares) proposera 342 logements dont un tiers de lots libres de constructeur de 260 m2 en moyenne (TVA à 5,5 %), un tiers d’intermédiaires (R + 2) et un tiers de collectifs. Ils compléteront deux programmes en cours ayant l’un et l’autre Frédéric Rolland pour architecte : l’un de 20 maisons individuelles porté par Bouygues Immobilier et une résidence pour étudiants de 32 appartements réalisée par Soclova et Bouygues.

Priorité aux petites opérations.

« La ville veut attirer les familles qui s’installent en périphérie faute de trouver une maison à Angers, explique Johanne Guichard-Floc’h, architecte associée chez Goa. L’idée est aussi de privilégier les petites opérations. » « Une bonne méthode pour relancer Bocquel », selon Denis Tudoux, consultant chez Adéquation, qui souligne également la nécessité de « chercher des formes urbaines plus économes ». Valérie Gaborieau, de la Sodemel, se réjouit d’avoir « des lots libres de constructeurs disponibles sur Angers ». La commercialisation sera lancée début 2016 en vue de démarrer les premières constructions en fin d’année et de boucler l’opération en trois ans.

« Tout l’enjeu sera de réussir à créer ce nouveau quartier de maisons individuelles mitoyennes en tenant les objectifs de densité, et de relever le défi technique de phasage, prévient Johanne Guichard-Floc’h. Cela impliquera d’être très prescriptif. ». Pour nourrir la réflexion et « co-construire les Capucins », Goa et le paysagiste Base adoptent « l’urbanisme participatif ». Cette méthode collaborative pilotée par la société nantaise Wigwam consiste à associer les divers acteurs (habitants, promoteurs, architectes, aménageurs, élus) en amont.
Concernant les équipements (second groupe scolaire, centre de loisirs), Goa travaillera avec la ville pour élaborer une nouvelle programmation « sans se précipiter ». Enfin, la question des programmes tertiaires reste entière, sachant que 70 000 m2 de constructions nouvelles étaient programmées aux Capucins et restent inscrits au PLU en cours de révision, alors que simultanément la ZAC de la Gare met 65 000 m2 sur le marché.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X