Architecture Gestion de l'énergie

La maison des automates

Spécialiste du contrôle informatisé de l’énergie, Distech Controls a truffé son nouveau siège de ses dernières créations.

Juché sur une colline à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Lyon, le nouveau siège de Distech Controls pour l’Europe et l’Afrique marque l’entrée dans la zone d’activité de Sacuny, au nord de la commune de Brignais. L’édifice contemporain à l’éclat métallique contraste avec son vieux voisin, un immense bâtiment de brique rouge aux couleurs passées qui abritait une école. Terminé en novembre 2016, le siège occupe une surface de 2 500 m² sur deux niveaux, rez-de-chaussée et étage. Il accueille 80 employés de l’industriel canadien spécialisé dans la gestion technique du bâtiment (GTB). L’entreprise a bien sûr équipé le site de ses dernières créations. « Nous souhaitions que le bâtiment serve de référence et apporte des réponses techniques à nos clients », explique Olivier Fillot, directeur des ventes de la firme pour la France.

Un langage unique. Il s’agit ainsi du premier immeuble européen à abriter des contrôleurs connectés pour unités terminales (ECY-PTU). « Ce sont même les plus chers de l’histoire, plaisante Mathieu Houle, directeur des produits du constructeur. Quand nous les avons installés dans le bâtiment, leur production industrielle n’avait pas encore commencé. » En fonction de la température ambiante, ces 47 boîtiers régulent les unités terminales d’une pompe à chaleur réversible d’une puissance frigorifique de 170,2 kW et d’une puissance de chauffage de 188,7 kW.

Ils présentent la particularité d’utiliser le protocole de communication BACnet/IP. Ce langage complexe était auparavant réservé aux dialogues entre le système informatique de gestion (où les consignes humaines sont enregistrées) et les automates centraux, qui traduisent les ordres en un idiome plus simple et les distribuent à tous les contrôleurs. Il est aujourd’hui envisageable qu’un réseau de GTB emploie uniquement le BACnet/IP, car la puissance de calcul de ces derniers a augmenté depuis quelques années. « Cette convergence élimine la nécessité de gérer différents réseaux, avance le fabricant. Les coûts de câblage, d’installation, de maintenance et de mise à jour s’en trouvent réduits. En outre, le BACnet/IP possède une bande passante plus large et une vitesse accrue. Il peut donc gérer de grandes quantités de données et améliorer l’analyse du site. »

Des services multiples. La supervision informatique permet par ailleurs une meilleure maîtrise des bâtiments. Elle contient notamment une application qui affiche l’occupation en temps réel de différentes parties du siège. L’édifice compte en effet 174 capteurs qui mesurent la température ainsi que la luminosité, et détectent également les mouvements. Le programme compile les signaux émis par cette dernière fonction, puis génère une carte où la densité de présence est figurée par des couleurs. Cette information peut par exemple aider au choix des zones à nettoyer.

Cette diversification des services s’étend aussi à l’application mobile réservée aux employés : non content de contrôler les équipements des bureaux, ce logiciel offre aussi la possibilité de réserver une salle de réunion. Il donne également d’autres informations internes, la météo et l’état du trafic environnant.

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