Territoires Nantes

La longue épopée du musée des Beaux-Arts

Mots clés : Manifestations culturelles - Musées - galerie

En matière de grands chantiers, la persévérance est une vertu capitale. Voté en 2009, l’ambitieux projet d’extension et de réhabilitation du musée des Beaux-Arts – qui deviendra le musée d’Arts – a bien failli rejoindre le club des grands projets avortés. Dès le début du chantier (2011-2012), les difficultés s’accumulent : découverte d’importantes veines d’eau sur le terrain à bâtir, chantier stoppé, lots infructueux, un budget qui s’envole… L’équipe de maîtrise d’œuvre, conduite par les architectes londoniens Stanton Williams, doit revoir sa copie. A la fin 2013, elle revient avec un projet simplifié techniquement qui prévoit la suppression du deuxième niveau de sous-sol, la redistribution des équipements techniques… Le programme est légèrement modifié – les surfaces de stockage et les bureaux s’installeront dans un immeuble face au musée – mais les éléments fondamentaux sont conservés : 2 000 m2 de surfaces d’exposition supplémentaires sur quatre niveaux, auditorium, ateliers pédagogiques, bibliothèque… « Pour assurer un parcours muséographique continu, nous allons créer une première liaison avec la chapelle de l’Oratoire, qui la rendra accessible à tous les publics, et deux autres liaisons – une aérienne et une en sous-sol – entre l’extension, appelée le Cube, et l’ancien palais », explique l’architecte britannique Patrick Richard dans un français parfait.

Un coût inférieur à l’enveloppe allouée.

En parallèle, la Ville, qui avait initialement opté pour un allotissement, relance le marché en entreprise générale. Surprise ! Retenu en janvier 2014, le lauréat Quille Construction propose une baisse du budget travaux de 9,89 millions d’euros HT en regroupant les deux tranches de travaux (palais existant et extension). Avec un montant de travaux de 48,8 millions d’euros HT, le coût total du projet devrait donc être inférieur à l’enveloppe allouée de 82,1 millions votée par le conseil municipal en juin 2013. Avec, en prime, une seule livraison avancée à septembre 2016.

Les travaux ont redémarré en avril 2014 par les terrassements, les fondations du Cube et les reprises en sous-œuvre du palais. « Nous avons excavé 16 000 m3 de terre sous le palais en creusant parfois jusqu’à 6,5 m ce qui, au total, représente 1 km de reprise en sous-œuvre », précise Arnaud Lecot, responsable du chantier. « Les entreprises ont mis à jour une ancienne citerne et des bétons cyclopéens. Et nous allons nous efforcer d’en conserver des traces », ajoute Patrick Richard. Dans le même temps, d’autres équipes ont œuvré sur la réfection des 3 500 m2 de verrières, des 8 000 m2 de façades en pierre, et commencent à intervenir sur les aménagements intérieurs du palais. « La particularité de ce chantier est que nous en avons cinq simultanément : gros œuvre des extensions, sous-œuvre du palais, restauration des façades, travaux de toiture et verrières et travaux de second œuvre et des lots techniques du palais », note Arnaud Lecot qui doit coordonner quelque 140 personnes aujourd’hui et 220 quand le chantier battra son plein.

Portfolio et vidéosur www.lemoniteur.fr/museenantes

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