Technique et chantier

La Liebherr 950, une pelle qui pense d’abord à ses outils

Mots clés : Industriels du BTP - Matériel - Equipement de chantier

Démolition. La course à la hauteur n’est plus de mise. Les démolisseurs cherchent avant tout à utiliser des outils puissants. La nouvelle gamme Liebherr est faite pour cela.

Que démolit-on aujourd’hui ? Surtout des logements collectifs construits dans les années 1970, avec des bétons rustiques et solidement ferraillés. Pour cela, il faut des outils puissants. « La course à la hauteur, c’est fini, constate Philippe Boeher, responsable des pelles de démolition chez Liebherr France. Aujourd’hui, les démolisseurs veulent continuer à monter à 30 m, mais avec des outils plus puissants. » Et donc plus lourds. Les pinces actuelles atteignent les 3,5 t ou les 4 t. C’est pour pouvoir les porter que Liebherr a repensé sa gamme de pelle de démolition. Après la 960 présentée l’année dernière à Intermat, c’est la 950 qui a été dévoilée lors de la Bauma. La machine pèse entre 55 et 70 t selon la configuration, pour un équipement long de 27 m. Les gros outils réclament davantage de puissance, d’où une hydraulique augmentée par rapport au modèle précédent, avec deux lignes auxiliaires délivrant chacune un débit maximal de 305 l/min, à une pression maximale de 380 bars. C’est beaucoup… Puisqu’il s’agit d’une pelle exclusivement dédiée à la démolition, Liebherr a décidé d’y monter en standard les accessoires les plus souvent demandés pour cette activité. Ainsi, elle est équipée d’un changement rapide d’outil avec raccords automatiques, d’un graissage centralisé, d’une cabine inclinable protégée par une solide grille et − plus original − d’un système de brumisation monté en usine et couvert par la garantie du constructeur. Le châssis est proposé soit en voie variable, soit à longerons démontables, au choix. En standard également, le contrôle de démolition Liebherr (LDC), système électronique primé l’an dernier lors du salon Intermat. « Auparavant, le contrôle de stabilité ne prenait en compte que la position de l’équipement. Par défaut, il était réglé sur l’outil le plus lourd. Désormais, le poids de l’outil entre également en ligne de compte. Quand l’opérateur sélectionne son outil, l’abaque se recalcule. Avec un outil léger, il pourra aller plus loin qu’avec un outil lourd », explique Philippe Boeher. Pour autant, Liebherr admet ne pas avoir avancé sur un projet : la pelle de démolition électrique, ou tout du moins biénergie. « C’est vrai que c’est une application qui se prêterait bien à cette motorisation. Nous en avions parlé devant le Syndicat national des entreprises de démolition il y a deux ans. Mais nous n’avons pas senti d’enthousiasme chez les démolisseurs. Visiblement, le marché ne s’y intéresse pas encore. »

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