Territoires Conjoncture

« La grande région fera émerger des besoins nouveaux »

Jean-Marc Cornut, président de la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) Rhône-Alpes

La nouvelle région Rhône-Alpes-Auvergne offrira très probablement des opportunités aux entreprises de travaux publics. Le président de la FRTP Rhône-Alpes dresse dans ce contexte les perspectives pour 2016.

Après une année 2015 catastrophique, comment envisagez-vous 2016 ?

Nos entreprises de travaux publics ont effectivement touché le fond en termes d’activité et de prix ! En l’espace de trois ou quatre ans, nous avons perdu près du quart de nos carnets de commandes, ce qui n’a pas été sans conséquence sur le marché du travail. Les pertes d’emplois induites sont estimées à 1 500 en Rhône-Alpes et 2 000 en Auvergne. Les prix sont descendus à un tel niveau que nous craignons des défaillances d’entreprises en 2016. Mais, maintenant que les élections régionales sont passées, nous espérons que les chantiers vont pouvoir redémarrer.

La nouvelle organisation territoriale est-elle porteuse d’espoir ?

Oui, la naissance de cette grande région, grande comme la Suisse, fera émerger des besoins nouveaux avec des enjeux majeurs en termes d’aménagement économique des territoires. Qu’il s’agisse de mobilité ferroviaire, avec le projet de LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon, ou du développement du numérique dans les zones rurales, les sources d’opportunités pour les entreprises de travaux publics existent bel et bien. Sans oublier, l’entretien du patrimoine existant, qui représente environ la moitié de l’activité des entreprises !

L’entretien du patrimoine reste votre cheval de bataille ?

Plus que jamais. Les travaux qui ne sont pas faits aujourd’hui coûteront plus cher demain ! Aussi, après la réunion organisée en juin par le préfet sur la relance des investissements publics, nous avons proposé de mettre en place un observatoire régional de la qualité de service des infrastructures. Ce dispositif, qui réunira des experts, des représentants de collectivités, de l’Etat, des professionnels et des usagers, sera piloté par un représentant de la société civile. Il a pour objectif de référencer les infrastructures existantes, de les qualifier et de créer un système d’alerte. Il se veut une aide à la décision.

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