Territoires Budget

« La Gironde investira 200 millions chaque année »

Jean-Luc Gleyze, président du conseil départemental de la Gironde.

Jean-Luc Gleyze, 52 ans, succède à Philippe Mardelle à la tête du plus grand département de la nouvelle région Aquitaine Poitou-Charentes Limousin. Avec quelles compétences et quel budget ? Il en dévoile quelques éléments.

Quelle est désormais la place du département ?

En mars 2014, nous étions la collectivité qui devait disparaître du millefeuille administratif français. Un an plus tard, les départements se trouvent confortés par la loi NOTRe. Les compétences que nous pouvions exercer grâce à la clause de compétence générale disparaissent, ce qui va occasionner des débats intéressants. Pour les compétences transférées, moyens et charges le seront intégralement. Pour le transport, par exemple, cela représente 63 millions d’euros à transférer à la région. Enfin, il y a des compétences partagées avec d’autres collectivités, comme le sport, la culture, le tourisme, pour lesquelles chacun doit trouver sa place et rechercher des complémentarités. Avec la métropole bordelaise, nous pouvons transférer de trois à neuf compétences, dont obligatoirement la voirie. Nous avons un an pour tout mettre sur la table et négocier.

Vos priorités et votre méthode pour le mandat ?

Les solidarités humaines et territoriales seront notre fil rouge. Les collèges seront une priorité. Notre 105e collège sera livré à Mios en 2016 et nous poursuivons un important programme pluriannuel de restructurations. Les routes hors métropole restent dans notre domaine de compétences. Sur la méthode, nous optons pour une concertation qui part des besoins du terrain, classés en priorité, et qui débouchera d’ici à la fin de l’année sur un livre blanc pour la Gironde, lequel servira de base aux pactes territoriaux. Nous devons adapter nos politiques publiques aux besoins exprimés et structurer des pôles secondaires à Lesparre, Langon, Blaye, Coutras, Castillon-la-Bataille.

Quelle est votre politique d’investissement ?

La base de nos budgets à venir, c’est 200 millions d’investissement par an, dont 100 millions en autofinancement et le reste par emprunt. En parallèle, notre objectif est d’économiser 10 % sur les charges, de contenir l’évolution des ressources humaines à 1 % par an et de réaliser des économies en établissant des priorités. En pratique, chaque vice-président classe ses priorités de 1 à 4 et nous pratiquerons le rabot sur le niveau 4 : le potentiel d’économies est de plusieurs millions. La fiscalité sera le levier ultime. Mais, même si nous sommes contraints d’augmenter la fiscalité sur le foncier bâti, nous serons encore dans la moyenne des départements similaires.

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