Régions Caen

La future place de la République fait débat

A partir de 2019, la place de la République de Caen aura subi une transformation radicale. Ainsi en a décidé le maire (LR) Joël Bruneau, qui a confié la réécriture de cet espace hybride en hypercentre au promoteur local Sedelka-Europrom, associé à Jel Diffusion, ainsi qu’à l’architecte Jean-Paul Viguier et Bienvenu Architectes. Quelque 55 millions d’euros, dont sept à la charge de la Ville, vont être investis dans la construction, à l’emplacement de l’actuel parking à ciel ouvert de la place, d’un bâtiment qui s’articulera autour de deux entités indépendantes R + 3 reliées par une passerelle. On y trouvera 64 % de commerces, dont une halle gourmande de 1 200 m2 et un centre commercial de 10 000 m2 , 23 % de restaurants et services, ainsi que 13 % d’espaces de coworking . Un parking souterrain de 450 places viendra compléter l’opération et… le parking souterrain de 520 places existant. La partie non construite de la place fera l’objet d’un traitement paysager.

Transformation du projet initial. Ce projet fait partie d’un programme plus vaste de réaménagement du centre-ville à des fins de redynamisation. Mais celui-ci n’est pas sans faire de remous. Les aménageurs locaux déplorent un dossier monté à la va-vite. Les associations de commerçants et d’habitants s’étonnent de cette création d’un nouveau centre commercial à deux pas de ceux de la rue Paul-Doumer et des Rives de l’Orne, sans parler du risque d’assécher définitivement les commerces indépendants des abords immédiats. L’élu d’opposition Eric Vève rappelle, qu’à l’origine, il n’était question que d’un comptoir dédié à la gastronomie normande. Quant à l’ancien adjoint à l’urbanisme de la précédente mandature, Xavier Le Coutour, il s’inquiète de la vente d’un foncier historique à un privé : « Cela va priver la Ville de toute réflexion de long terme sur ce secteur historique. De manière définitive, irrémédiable. » Malek Rezgui, président de Sedelka-Europrom, promet « une véritable place publique reconstituée ». Laurent Chemla, directeur du magasin Le Printemps, se veut aussi rassurant : « Nous avons répondu à l’appel d’offres parce que nous étions des acteurs économiques locaux. Nous aimons Caen et mettrons un point d’honneur à ce que ce projet fonctionne. »

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