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La France bitumineuse s’ouvre à d’autres techniques d’étanchéité

Mots clés : Etanchéité - Toiture

La rénovation est devenue une planche de salut, et les toitures se transformant en terrasses ouvrent de nouvelles perspectives. La démocratisation du toit plat concerne également des installateurs non étancheurs. Les industriels s’efforcent d’adapter leur offre.

E n matière d’étanchéité des toitures plates, la France est attachée à la membrane bitumineuse. D’où la prédominance de cette dernière dans le BTP et la position hégémonique, même à l’export, d’une poignée de fabricants ayant, pour certains, leurs propres équipes d’étancheurs. Ce produit de l’industrie pétrolière n’a que peu évolué en apparence depuis la révolution des bitumes polymères il y a vingt-cinq ans. Il y a eu des modifications de formulation, des changements sur les armatures, les liants, des intégrations de capteurs photovoltaïques…

Les DTU (43.1 à 43.5) et les Avis techniques du CSTB sont eux aussi rodés au bitume, et les étancheurs sont qualifiés pour sa pose qui, dans la majorité des cas, suppose une application au chalumeau, généralement en deux couches.
Autre particularité, la distribution est largement le fruit d’une vente directe. Près de 90 % des solutions techniques d’étanchéité, toutes familles confondues, sont ainsi livrés directement par les industriels aux étancheurs professionnels. « Cela implique que l’entreprise ait les qualifications et un volume suffisant pour justifier cette livraison directe », indique Benoît de Pous, directeur des ventes négoce chez Soprema. Le négoce a longtemps été considéré par les fournisseurs comme une activité marginale. Pour Anthony Biteau, directeur des ventes de Derbigum, « les membranes bitumineuses, produit à faible valeur ajoutée et encombrant à stocker, ne suscitent pas l’enthousiasme dans le négoce ».

Répondre aux nouvelles fonctionnalités de la terrasse

À cette situation s’ajoute une typologie de clientèle différente. D’un côté, les étancheurs livrés en direct, bardés de qualifications et disposant des assurances pour la garantie décennale. De l’autre, les « clients ponctuels », compétents mais non spécialisés en étanchéité, ayant deux ou trois chantiers de ce type par an et qui s’approvisionnent dans le négoce. Ces derniers sont couvreurs, charpentiers ou maçons, et ils traitent des surfaces relativement réduites (moins de 400 m2). En quinze ans, les choses ont changé.
Réglementation thermique et construction durable ont bousculé les lignes. Les baisses d’activité dans la construction neuve déportent le travail vers la rénovation. Enfin, la poussée du toit plat en logements collectifs et dans l’habitat individuel ne se dément plus. Depuis la parution du DTU 43.5, qui limite le nombre de...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 408 du 09/07/2015
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