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«La France aime le bâtiment parce qu’elle aime l’avenir»

Mots clés : Cession d'entreprise - Hygiène et sécurité du travail

Le premier ministre Jean-Pierre Raffarin à la 4e convention de la FFB

C’est dans un Palais des congrès archi-comble que 4000 chefs d’entreprise ont accueilli le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin le 5 mars en clôture de la 4e convention de la Fédération française du bâtiment (FFB).

Dans une salle chauffée à blanc par son président sur le thème de la prolongation définitive de la TVA à 5,5 % et de la contestation du versement des 0,15 % de la masse salariale des entreprises artisanales, le chef du gouvernement a su trouver les mots justes en affirmant : « La France aime le bâtiment parce que la France aime l’avenir. Le pays est attaché à ceux qui travaillent et qui bâtissent. »

Engagé dans un difficile combat pour réduire le chômage dans un climat de croissance en constante diminution, le Premier ministre a montré qu’il était sensible aux efforts de la profession qui a créé 110 000 emplois en 4 ans et a salué « le secteur du bâtiment qui a créé plus du quart des emplois jeunes en entreprise ». Il faisait ainsi écho au discours d’accueil du président de la FFB, Christian Baffy, qui a pris l’engagement de recruter 1 500 RMA (insertion des personnes en difficulté) avant la fin de l’année et affirmé que, d’ici à 5 ans, il croyait « possible d’embaucher sur nos chantiers 30 000 femmes, 3 fois plus que nous n’en avons aujourd’hui ».

«Le travail manuel est souvent un travail d’excellence»

Le thème de l’emploi a donné l’occasion à Jean-Pierre Raffarin de louer le travail manuel et d’évoquer une «intelligence de la main» . «Nous avons besoin de l’intelligence de la main, le travail manuel est souvent un travail d’excellence», a-t-il déclaré en écho à Christian Baffy qui avait rappelé que, sur les chantiers, «la qualité d’un ouvrage et sa beauté dépendent toujours d’un geste intelligent, créatif et maîtrisé» .

Décentralisation : très docte

Précédé d’un exposé très brillant de Dominique Hoorens, directeur des études à Dexia, la table ronde sur la décentralisation a permis aux participants de souligner les différences entre la démarche de 1982 et celle d’aujourd’hui. Mais la question de la réforme de la taxe professionnelle est venue troubler le débat. Invité, le journaliste berlinois Klaus-Peter Schmidt ( «Die Zeit» ) a évoqué les faiblesses du système allemand et encouragé son auditoire à poursuivre la démarche.

La problématique de la transmission d’entreprises

«Devoir, préparation, confiance» : c’est par ces mots que Robert Fongaro, président du groupe de travail «transmission» à la FFB, a conclu l’atelier rassemblant des experts de la transmission d’entreprise, résumant bien la teneur des propos. «Devoir» de transmission de tout dirigeant à l’égard de ceux qui l’ont soutenu tout au long de sa vie professionnelle, mais également à l’égard de salariés dont il faut préserver l’emploi. «Préparation», élément indispensable à la réussite de la transmission. Enfin, «confiance» : Robert Fongaro a exhorté les dirigeants à se faire confiance sur leur capacité à tourner la page, mais également à faire confiance à leurs repreneurs, auxquels ils reprochent tout simplement «d’être jeunes» .

Renouvellement urbain : parole de maires

La table ronde sur le renouvellement urbain a permis à deux maires – Marc Goua, pour Trelazé (Maine-et-Loire) et Francis Vercamer pour Hem (Nord) – de faire partager leur expérience de terrain. Deux conditions au succès : d’abord, «que les habitants y croient», a expliqué le maire de Hem ; ensuite, une implication totale de l’élu : «J’ai piloté tout», assure le maire de Trelazé.

Marc Goua a avoué qu’il n’était «pas fana de la décentralisation», saluant la coopération des services de l’Etat.

Commande publique

«L’achat public est avant tout un acte économique encadré par la procédure et non l’inverse», a indiqué Jérôme Grand d’Esnon, le directeur des affaires juridiques de Bercy. Formule saluée par le sénateur Jean-Pierre Fourcade, ravi de l’intégration de l’aspect économique dans le Code des marchés publics. Le sénateur Francis Grignon a émis des doutes sur les contrats de partenariat qui coûteront «plus cher» que les procédures classiques. Pour Jean-Pierre Roche, le président de la commission des marchés de la FFB, ces partenariats créeront des opportunités de marchés, mais devront être accessibles à toutes les entreprises.

PHOTOS :

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et le président de la Fédération française du bâtiment, Christian Baffy, font casque commun pour saluer les 4 000 chefs d’entreprise présents au Palais des congrès, à Paris. La création d’emploi a été au coeur des débats.

1. Sylvie Petiot, directeur général de Lagarde & Meregnani.

2. Jean-Pierre Fourcade, sénateur-maire de Boulogne Billancourt, et Jérôme Grand d’Esnon, directeur des affaires juridiques au ministère des Finances.

3. Jean-François Roubaud, président de la FFB région Paris Ile-de-France.

4. Alain Bethfort, président du conseil de l’artisanat de la FFB.

5. De gauche à droite : Alain Sionneau, président du groupe de propositions et d’actions formation du Medef, François Fillon, ministre du Travail, des Affaires sociales et de l’Emploi, et Christian Baffy, président de la FFB.

6. Nicole Ameline, ministre déléguée à la Parité et à l’Egalité professionnelle.

7. Pierre Possémé, président du conseil des professions de la FFB, et Gilles de Robien, ministre

de l’Equipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer.

8. Emmanuel Edou, directeur général de la SMABTP.

9. Marc Pigeon, président de la FNPC.

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