Territoires

La forteresse Vauban va s’ouvrir à la ville

Le changement devrait se voir. D’une enclave militaire quasi-mystérieuse de 7 hectares dont on ne percevait que le portail d’entrée, l’imposante caserne Vauban est appelée à se transformer dans dix à douze ans en un parc habité, référence de l’aménagement durable, largement débarrassé de son mur d’enceinte de façon à s’ouvrir sur son environnement urbain.

Début 2014, la Ville a confié la tâche multiple à CM-CIC Aménagement foncier (groupe Crédit mutuel). L’équipe de maîtrise d’œuvre Lollier Ingénierie (bureau d’études techniques, mandataire)/Catherine Linder (urbaniste-paysagiste)/Milani-Beaudoin (architecte coordonnateur) a accentué la prépondérance des espaces publics, telle qu’esquissée par l’étude de Nicolas Michelin préalable à la consultation. « Un ensemble de quatre parcs devient l’élément structurant qui détermine et précède l’urbanisation du site. Organisé selon une séquence parvis d’entrée aligné d’arbres, arboretum et jardin botanique, parcours autour de l’eau, espaces de jeux, il traversera toute l’emprise du nord au sud, non en allées rectilignes mais par une succession de méandres, de poches d’eau et de dépressions qui favoriseront la déambulation », décrit Philippe Lartaud, directeur de l’agence bisontine de CM-CIC Aménagement foncier.

Trois îlots en chantier fin 2016.

Autour de cet axe vert, les constructions totaliseront 60 000 m2 de plancher pour 800 logements et 6 000 m2 tertiaires, représentant environ 100 millions d’euros de travaux et 16 millions d’aménagements et de déconstructions. Concentrant près de la moitié du programme total, la première des trois tranches entend se boucler dans les quatre ans. Attendu à la fin de ce mois, le permis d’aménager déclenchera les démolitions cet hiver, les VRD mi-2016 puis, dans un an, la construction des trois premiers îlots (200 logements privés et sociaux et 4 000 m2 de commerces/bureaux). En réponse à la demande de la Ville, la nouvelle Vauban comportera 15 % de logements privés à prix « maîtrisés », inférieurs à la moyenne locale de 3 000 euros TTC/m2.

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