Régions Construction

« La formation, challenge de la FFB Hauts-de-France »

Mots clés : Apprentissages - Bâtiment d’habitation individuel - Droit du travail - Marché de l'immobilier

18 300 Nombre de logements dont la construction a débuté dans les Hauts-de-France à fin juillet 2016, sur un an.

1,712 million de m2 de bâtiments non résidentiels ont été mis en chantier dans les Hauts-de-France à fin juillet 2016, sur un an.

+ 13,7 % La hausse du nombre d’intérimaires dans le bâtiment dans les Hauts-de-France au premier semestre 2016.

Olivier Tommasini a été nommé président de la nouvelle fédération régionale du bâtiment des Hauts-de-France, créée le 8 novembre dernier. La FFB Hauts-de-France compte 3 500 adhérents, représentant environ 40 000 salariés, pour un chiffre d’affaires cumulé de 8,75 milliards d’euros en 2015.

Comment s’est effectué le rapprochement entre les FFB du Nord-Pas-de-Calais et de Picardie ?

La complexité venait du fait que nos deux régions n’étaient pas organisées de la même façon. La FFB Nord-Pas-de-Calais avait la spécificité d’être régionale tandis qu’en Picardie, le réseau s’appuyait, comme partout ailleurs, sur les FFB départementales de l’Aisne, de l’Oise et de la Somme. Il fallait donc trouver le fonctionnement à même d’apporter le meilleur service à nos adhérents. La règle voulant qu’on ne touche pas aux départements, nous avons transformé la FFB Picardie en FFB Hauts-de-France, la FFB Nord-Pas-de-Calais devenant pour sa part une structure bidépartementale Nord et Pas-de-Calais.

Vous avez été nommé président sans que des élections soient organisées. Pourquoi ?

Il ne nous paraissait pas pertinent d’organiser tout de suite des élections alors que le Nord et le Pas-de-Calais pèsent 60 % de la FFB Hauts-de-France. Nous avons préféré mettre en place un bureau préfigurateur, instance de neuf membres représentant à la fois les régions, les départements, les territoires et nos principaux métiers, le temps de mieux nous connaître et de placer le train du développement sur les bons rails. Ensuite, nous pourrons élire notre président, au plus tard en décembre 2017.

Les cinq départements des Hauts-de-France ne sont pas tous égaux, tant en termes de moyens que face à la conjoncture. Comment réduire ces disparités ?

Nous allons déjà unir nos commissions sociales, échafauder un processus de rapprochement des rémunérations minimales, qui peuvent parfois varier de 15 %. La mutualisation des moyens et des compétences devrait également nous permettre de faire mieux vivre certains métiers au sein des territoires. Ensuite, il est vrai que les situations sont contrastées selon les secteurs et les marchés. C’est peut-être notre rôle d’indiquer les bonnes directions et de monter les accompagnements adaptés.

Quel est votre principal challenge dans l’immédiat ?

La formation, qui occupe plus de la moitié de nos mandataires. Nous avons du pain sur la planche pour répondre au frémissement de l’activité que nous observons. La déclinaison des bonnes pratiques est également au cœur de nos préoccupations. Je salue le sous-préfet de Valenciennes, Thierry Devimeux, qui s’est positionné contre le travail détaché illégal. Il va aussi falloir se pencher sur les marges, qui ne remontent pour personne.

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