Autres Jacques Pestre, directeur général adjoint de SGDB France en charge de Point. P Matériaux de Construction

« La force d’un acteur national »

Mots clés : Distribution - Produits et matériaux

Le patron de Point.P Matériaux de Construction répond aux questions de Négoce et dessine l’avenir de son enseigne, de son réseau et de son métier.

Le bâtiment repart, peut-on lire partout. Le ressentez-vous ?

Jacques Pestre – Je suis assez clairement optimiste. La reprise est là, et ça va durer. Le neuf est reparti depuis neuf mois, les livraisons dans le gros œuvre en témoignent ! La progression sera à deux chiffres cette année. Les carnets de commandes de nos clients sont remplis pour 2017 et commencent à se remplir pour 2018. Toutefois, il faut noter d’importantes disparités selon les régions, la reprise étant beaucoup plus marquée sur la façade Atlantique que dans le nord ou l’est de la France.

Pour la rénovation, je suis plus dubitatif pour l’heure. Mais le moral des ménages est en hausse, il n’y aura pas de grandes manœuvres réglementaires… Bref, les conditions sont réunies pour que cette activité reparte. Les carnets de commandes se remplissent peu à peu, mais les chantiers ne repartiront pas tout de suite.

Vous évoquiez un différentiel important entre l’Est et l’Ouest en termes d’activité dans le bâtiment. Est-ce que cela a des implications sur votre réseau de points de vente ?

Sur le long terme, nous nous interrogeons nécessairement. Pour nos choix stratégiques, nous regardons le flux démographique. L’avenir se prépare différemment. Mais l’ambition de Point. P est bien de rester national, donc d’être présent partout !

« Les carnets de commandes de nos clients sont remplis pour 2017 et commencent à se remplir pour 2018. »

Vous n’envisagez donc pas de fermer des points de vente dans des zones où l’activité patine…

Non ! Nous avons passé la crise en maintenant la quasi-totalité de notre réseau. D’ailleurs, à l’appui d’une stratégie digitale, nous avons besoin de points de vente si nous ne voulons pas être réduits à passer par La Poste !

La question de l’acceptabilité de nos métiers par les mairies se pose également. À Bordeaux, à Marseille, à Paris évidemment, nous devons développer des agences plus citoyennes, inscrites dans la ville, avec par exemple des stockages fermés. Mais nous devons faire comprendre aux autorités locales que plus on chasse les négoces des centres-villes, plus le résultat carbone sera mauvais...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 434 du 13/09/2017
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