Enjeux Entretien avec Philippe Macquart, délégué général de l'Union des fabricants de menuiseries extérieures (UFME).

« La filière menuiserie a été dénigrée »

Mots clés : Efficacité énergétique - Fenêtre - Gouvernement - Menuiserie extérieure - Menuiseries - Réglementation thermique et énergétique

Les débats sur le CITE ont révélé les doutes du gouvernement sur les performances énergétiques des fenêtres et ouvertures.

A la fin septembre, le gouvernement avait tranché : dès le 1er octobre 2017, la filière « menuiseries extérieures » voyait le taux du crédit d’impôt transition énergétique (CITE) passer de 30 % à 15 %, et, en 2018, le CITE devait être « recentré » sur certains travaux de rénovation, et exclurait les portes, fenêtres ou volets isolants. La raison ? Un « coût trop important par rapport aux gains énergétiques observés », selon Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique. La mesure devait comprimer les dépenses liées au CITE, à 875 millions d’euros l’an prochain, contre près de 1,7 milliard d’euros cette année. De quoi soulever la colère des professionnels du secteur. Et puis, surprise, Emmanuel Macron lui-même annonçait le 6 octobre, lors des « 24 heures du bâtiment » de la FFB, que le CITE serait prolongé en 2018 pour la filière, sans plus de détails. La porte s’est entrouverte, mais les professionnels restent méfiants.

Finalement, votre secteur ne serait pas exclu du dispositif du CITE en 2018 ?

Nous attendons d’en savoir plus, nous n’avons encore aucun détail [cette interview a été réalisée le 6 octobre, NDLR]. Mais, si cela se confirme, ce serait un grand soulagement. Il...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5944 du 13/10/2017
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X