Enquête

La filière du contrôle Savoir se faire comprendre de tous

Les bureaux de contrôle interviennent tout au long de l’acte de construire, en particulier sur la solidité des ouvrages et au sujet de la sécurité des personnes. Ces structures accueillent des jeunes diplômés de niveau bac +5, principalement sur des postes de chargé d’affaires en contrôle construction. Le métier de vérifi cateur technique, ouvert à des bac +2 ou bac +3, permet aussi d’entamer une carrière dans ce secteur.

Autre possibilité : travailler dans l’assistance technique à maîtrise d’ouvrage. En plus d’une appétence pour la technique, d’autres qualités sont nécessaires pour s’épanouir dans cette branche : se sentir à l’aise lors des déplacements et se faire comprendre des non-experts. Une qualité que les recruteurs repèrent dès les premières étapes du processus de recrutement. « Un CV compréhensible par tous indique un candidat ayant déjà un certain sens de la vulgarisation, explique Camille Assémat, responsable recrutement/mobilité chez Apave. C’est un bon point, car le contrôleur technique échangera avec des acteurs qui ne sont pas tous des experts du bâtiment. » Lors de l’entretien d’embauche, c’est surtout la curiosité et l’intérêt du jeune pour les métiers du contrôle qui pourra faire la différence. « Comme il n’a encore que peu, voire pas d’expérience professionnelle, nous sommes d’autant plus attentifs à la personnalité d’un débutant », confirme Fanta Touré, responsable des ressources humaines chez Qualiconsult. Dans la filière du contrôle, les journées se partagent entre bureau et terrain. Les passerelles y sont en outre nombreuses : à chaque jeune de construire son parcours selon ses préférences. « Le professionnel qui apprécie surtout la dimension technique du métier pourra se tourner vers l’expertise (performance énergétique, acoustique…). Si l’on souhaite manager, on peut privilégier une ascension plus verticale en visant, dans un premier temps, un poste de chef de groupe. »

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ENCADRE

Fanta Touré, responsable des ressources humaines chez Qualiconsult, 1 500 salariés

Ma vision du métier

Les métiers du contrôle sont tournés vers l’extérieur : la dimension relationnelle y est très importante. Le chargé d’affaires en contrôle construction est, par exemple, en relation quotidienne avec les acteurs de la construction, en particulier le maître d’ouvrage. Il est loin d’être enfermé dans la technique !

Mes conseils pour l’entretien d’embauche

Nous sommes sensibles aux humeurs agréables, et aux candidats curieux de connaître nos métiers. Trois attitudes sont à éviter : se rendre à l’entretien en dilettante, donner l’impression que l’on est trop sûr de soi ou aborder la question de la rémunération avant celle des valeurs de l’entreprise.

Et pour débuter ?

Les jeunes salariés doivent faire preuve de maturité, en prenant acte du fait qu’ils ne sont plus à l’école. Cela passe par une attitude d’ouverture à ce que l’entreprise peut offrir en termes de formation interne et de transfert de compétences.

Les pièges à éviter

Il est impossible de ne pas avoir de questions à poser lors de ses premiers mois en poste ! Un jeune qui interroge beaucoup va progresser très rapidement. Mais nous accompagnons de près ceux qui s’expriment moins naturellement.

Les évolutions possibles

Les métiers du contrôle technique sont la porte d’entrée vers une large gamme de savoirs. Tout au long de sa carrière, on peut acquérir de nouvelles compétences en fonction de ses affinités et sur diverses spécialités, telles que l’hygiène-sécurité-environnement (HSE) ou la qualité énergétique des bâtiments.

Mes conseils pour le CV

Les CV bâclés sont dérangeants. Le candidat doit y valoriser ses expériences. Consulter un CV nous permet de nous faire une idée de l’esprit de synthèse et de la rigueur du jeune.

ENCADRE

Camille Assémat, responsable recrutement/mobilité chez Apave, 10 000 salariés

Ma vision du métier

Les métiers du contrôle ne s’apprennent pas à l’école, mais surtout au sein de l’entreprise. Ceux qui n’ont pas effectué de stage dans nos métiers seront formés après l’embauche. Nous cherchons des jeunes, disposant d’une culture technique, qui sauront gérer la relation client et seront à l’aise sur le terrain.

Mes conseils pour l’entretien d’embauche

Le candidat doit préparer l’entretien pour pouvoir poser le maximum de questions. Durant l’entretien, il doit aussi être capable d’expliquer en quoi ses expériences précédentes lui ont appris, et savoir être précis en rappelant anecdotes et situations vécues. Enfin, prendre des notes pendant l’entretien peut s’avérer très utile, surtout si le recruteur vous demande, en fin d’entretien, les idées que vous en avez retenues.

Et pour débuter ?

Le jeune ne doit pas hésiter à se montrer curieux : demander de visiter des chantiers atypiques, questionner son voisin de bureau à propos de son travail ou lire la réglementation. La preuve que l’on a envie d’apprendre.

Les pièges à éviter

Négliger les ressources que l’entreprise met à la disposition du salarié pour progresser (formations, fourniture de documentation) et les échanges avec les collègues.

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