Autres

« La filière des matériaux de construction doit être créatrice de valeur »

Mots clés : Produits et matériaux

Questions à Michel André, président de l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem).

Elu le 18 juin à la tête de l’Unicem, Michel André expose sa feuille de route pour la puissante fédération aux 2 700 entreprises adhérentes : industriels extracteurs de minéraux et fabricants de matériaux de construction.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous présenter à la présidence de l’Unicem ?

J’ai pu mesurer tout l’intérêt de l’engagement syndical dans de précédentes fonctions exercées au sein de la fédération. Je souhaitais pouvoir m’investir et apporter ma contribution avec une vision de dirigeant d’entreprise (1). Même si les temps sont difficiles pour nos métiers, il faut continuer de s’investir et jouer « collectif ».

Quelles seront vos premières actions et la feuille de route que vous comptez suivre ?

La filière doit être davantage perçue comme un acteur de la construction durable, en phase avec les évolutions de la société et moderne. Je souhaite qu’elle soit reconnue comme créatrice de valeur sur les territoires, tant au niveau citoyen qu’environnemental et économique. C’est pourquoi je pousse pour une commande publique responsable au niveau local. Il est légitime de demander à une filière comme la nôtre de maîtriser ses impacts, les acteurs industriels essaient d’y répondre au mieux, mais il faut aussi que ces exigences se retrouvent en retour dans les appels d’offres et que les décideurs valorisent ces démarches.

Votre engagement à la tête de la commission développement durable de l’Unicem va-t-il influencer votre mandat ?

Les personnes qui m’ont élu connaissent mes convictions sur le sujet du développement durable et je compte bien accélérer dans cette voie. Le discours selon lequel notre filière est hégémonique, car le granulat est la deuxième matière naturelle la plus consommée après l’eau, en France, doit être dépassé. Nous devons nous positionner comme répondant aux attentes de la société. Nous avons pris part au Grenelle de l’environnement, contribué récemment aux débats sur la démocratisation du dialogue environnemental et 2015 sera l’année de la COP21 : nous avons des sujets à proposer et des savoir-faire à mettre en avant pour peser dans les débats environnementaux et réglementaires.

Le premier semestre 2015 s’annonce très dégradé pour votre activité. Comment rassurer la filière ?

Mon rôle n’est pas de rassurer. Il faut regarder les réalités en face : nous dépendons à 70 % de la commande publique et les investissements sont extrêmement faibles. C’est au gouvernement de prendre des mesures pour booster la construction à tous les niveaux.

Retrouvez l’intégralité de l’interviewsur www.lemoniteur.fr/unicem

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ

(1) Michel André est président de Cemex France.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X