Régions Gironde

La fibre optique se déploie dans les zones rurales

Mots clés : Electricité - Equipements électriques - Télécommunications

Depuis fin septembre 2016, les équipes de Spie et de la société bretonne François Beuzit (spécialisée dans l’enfouissement des réseaux secs) ont démarré les travaux prévus dans le cadre du plan d’urgence du conseil départemental de Gironde (3,2 M€). Il s’agit de la première phase du plan Gironde Haut Méga, développé par Gironde Numérique, syndicat mixte qui fédère le département, 36 communautés de communes et communautés d’agglomération ainsi que le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine et Bordeaux Métropole. Cette première étape est destinée à déployer la fibre optique dans 39 communes où les opérateurs privés n’investissent pas, faute de rentabilité. Il s’agit de travaux d’enfouissement et d’opticalisation des nœuds de raccordement. Les travaux dans les communes de Bonnetan, Capian, Haux, Louchats, Pujols-sur-Ciron, Saint-Michel-de-Rieufret, Tabanac, Salaunes et Salles sont achevés, et les migrations sur le nouveau réseau sont effectives trois mois après la fin des travaux.

410 000 foyers raccordés en 2027. Début 2018 démarrera la seconde phase du plan Gironde Haut Méga. Un investissement de 600 M€ destiné à raccorder 410 000 foyers à la fibre optique d’ici à dix ans. Quelque 9 100 foyers trop isolés bénéficieront d’aides pour des options alternatives (satellite, ondes hertziennes… ).

Pour tirer les 32 500 km de fibre nécessaires, le conseil départemental examine depuis le début du mois d’avril les propositions des opérateurs qui ont répondu à l’appel d’offres dans le cadre d’un partenariat public privé. « Nous cherchons un opérateur qui sera chargé de la délégation de service public, à savoir le déploiement et l’exploitation du réseau », explique Matthieu Rouveyre, vice-président du conseil départemental chargé des accès numériques. Et pour s’assurer de la bonne marche de la commercialisation, le département a exigé des candidats une lettre des fournisseurs d’accès attestant qu’ils proposeront bien des offres. La recette commerciale est estimée à 1,5 Md € sur vingt-cinq ans. Pour l’heure, les réponses traitées sont intéressantes ; le marché sera notifié fin novembre. Seul bémol qui inquiète les entreprises aujourd’hui : « Nous risquons une pénurie de fibre optique », relève Alexis Manuel de Oliveira, chef de projet chez Spie.

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