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La fenêtre bioclimatique de Lumicene dans la lumière

Mots clés : Démarche environnementale - Fenêtre - Lieux de travail

Un nouveau dirigeant et une levée de fonds de 630 000 € vont permettre à la start-up d’accélérer son développement.

Il y a une dizaine d’années, l’ingénieur Laurent Salvaire secouait le secteur français de la fenêtre en présentant un concept inédit : une fenêtre circulaire appelée Lumicene, un modèle aux propriétés bioclimatiques, à mi-chemin entre le bow-window et la véranda. Un « espace fenêtre » permettant grâce à sa forme de recréer une pièce, « bioclimatique » car adaptable au gré des saisons. En effet, différentes positions permettent à l’utilisateur d’optimiser les apports solaires afin de maintenir un confort dans sa pièce. Mais 1 200 poses revendiquées plus tard, avec moins de dix salariés et un chiffre d’affaires encore frêle, Lumicene n’a pas vraiment réussi à se délester de son statut de start-up.

Pour accélérer son développement, la société a donc procédé à une levée de fonds, clôturée en début d’été : 630 000 euros, émanant de business angels parisiens et lyonnais. Six d’entre eux sont désormais intégrés au comité stratégique de l’entreprise. Autre changement de taille : l’arrivée récente de Clément Salvaire, le fils du président fondateur, au poste de directeur général de Lumicene. Le trentenaire au profil commercial, qui a fait ses armes dans l’univers des start-up technologiques (Yahoo, PhotoBox…), sait qu’il a un challenge de poids à relever : « Notre produit est mature mais il faut désormais accélérer son développement commercial, en France et à l’étranger, notamment dans des pays du nord de l’Europe qui ont une plus forte culture du bow-window, explique le jeune dirigeant. Nous avons déposé des brevets au niveau européen et nous comptons bien les exploiter. » Côté production, c’est Sovedys, une filiale de Saint-Gobain, qui fabrique le Lumicene dans son usine près de Chambéry (Savoie). Un partenariat industriel qui permet à l’entreprise « de bénéficier d’expertises et de technologies auxquelles [elle] n’aurait pas accès », assure Clément Salvaire.

Un positionnement haut de gamme.

Forte des retours d’expérience de ses clients, la société développe aujourd’hui une nouvelle génération de Lumicene, faisant évoluer les profilés, les rails et la performance du produit, notamment pour qu’il soit « prêt pour la RT 2020 ». Lumicene se positionne en neuf sur les immeubles d’habitations – « comme alternative au balcon » – et en neuf et en rénovation sur la maison individuelle, via les architectes ou les constructeurs. « Il y a énormément d’innovation dans le bâtiment sur les matériaux mais très peu sur les concepts. C’est notre parti pris : proposer un produit différent qui puisse correspondre aux attentes des gens », se targue Clément Salvaire. « On positionne Lumicene sur du moyen-haut de gamme. Le verre bombé que l’on utilise pour nos vitrages a une connotation très premium. La plupart des constructeurs et promoteurs qui font des programmes avec notre produit l’utilisent comme élément de différenciation pour positionner leur programme dans le haut de gamme », ajoute-t-il. Et comme une réponse à la recherche croissante de luminosité et de confort thermique dans le logement.

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Dixit Pierre-André de Chalendar

« C’est un beau produit, qui participe à ce que l’on appelle le confort visuel. Nous sommes un fournisseur de cette entreprise par le biais d’un partenariat industriel mais, de manière générale, nous avons plutôt des partenariats techniques ou commerciaux avec les start-up. Il peut nous arriver de prendre des participations. Depuis deux ans, notre veille technologique s’oriente de plus en plus sur le digital. Les grands groupes jouent un rôle majeur dans l’innovation, mais ils ne peuvent pas tout faire. »

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