Territoires Indre

La Fédération française de tir cible Châteauroux pour son Centre national

La Fédération française de tir (FFTir) est en passe de concrétiser un vieux rêve : elle va prochainement lancer les travaux de son Centre national de tir sportif, dans l’agglomération de Châteauroux (Indre), à cheval sur les communes de Déols et Etrechet. Ce vaste complexe de 78 ha sera construit sur une ancienne base militaire du 517e régiment du train, près de l’A20, un investissement de 29 millions d’euros TTC. Il aura vocation à accueillir des compétitions nationales, internationales, voire olympiques, et sera aussi un centre de formation et d’entraînement pour les amateurs, professionnels et institutionnels. Une fois achevé, il devrait rivaliser avec les équipements de référence en Europe, comme le centre de Bisley en Grande-Bretagne et sera, en France, « la seule installation sportive civile capable d’accueillir, au niveau européen, toutes les disciplines de tir entre 10 et 600 m », indique la FFTir, qui compte 180 000 licenciés.

Insertion soignée dans l’environnement.

Le projet a été confié en conception-réalisation au groupe Sogea, mandataire, associé à l’agence orléanaise L’Heudé et L’Heudé Architectes, qui avait déjà conçu le centre de tir de la police de Tours. Les installations s’articuleront en trois pôles, pensés de façon à optimiser les déplacements, un élément clé sur un site aussi vaste. Le premier pôle va réunir les stands de tir couvert de 10,25 et 50 m, 300 m2 de bureaux et un stand de tir au plateau, l’une des disciplines les plus mal équipées à ce jour. Il sera doté d’une galerie souterraine pour desservir les fosses et d’un talus de 15 m de hauteur pour protéger et circonscrire le champ de tir. Les architectes ont privilégié la fonctionnalité et la modularité des installations et leur insertion dans l’environnement – béton brut ou enduit, toitures métalliques – ainsi que l’isolation acoustique.

Sur le deuxième pôle, on trouvera le stand de 300/600 m sur deux niveaux, ainsi qu’un stand de 200 m et des zones de tir sportif de vitesse. Enfin, le projet prévoit la réutilisation de bâtiments existants, dont deux anciens hangars à avion à la belle charpente métallique. Ils constitueront le troisième pôle, encore optionnel, qui pourrait accueillir un stand couvert de 50 m et une tribune de 500 places. Son entrée, et celle de la première zone, seront signalées par un maillage de poutrelles de béton rappelant des axes de tir.
Enfin la FFTir, en marge du projet, a racheté 45 pavillons dans une cité administrative attenante qui seront rénovés pour héberger des visiteurs. Si le calendrier est tenu, le centre pourrait accueillir ses premières compétitions dès 2017, avec les mondiaux de tir sportif. Pour l’instant, le permis d’aménager a été déposé, et la déclaration d’utilité publique est à l’étude.

Plus d’informations sur www.lemoniteur.fr/fftir ; www.lemoniteur.fr/fftir et p. 81.

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