Régions Nord-Pas-de-Calais

La Dreal s’attaque aux inondations

Les services ne sont pas encore tous rassemblés rue de Tournai à Lille, dans les locaux de la Direction régionale de l’équipement. Mais cela n’empêche pas la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), pilotée dans le Nord-Pas-de-Calais par Michel Pascal, d’avancer sur les dossiers du Grenelle de l’environnement, et singulièrement sur les risques naturels après la tempête Xynthia et les inondations estivales du Var.

Le préfet de région, Jean-Michel Bérard, propose une méthode de travail aux cinq cents agents qui portent les ambitions de l’Etat dans le développement durable en région : « Nous devons travailler en partenariat avec les acteurs locaux, territorialiser le Grenelle à l’exemple des Plans climats territoriaux. » Le temps de l’Etat tout puissant a vécu en région et des conventions sont en cours de rédaction avec son principal interlocuteur, le conseil régional.
Un partenariat qui s’exprime dans la prévention des risques, naturels ou technologiques, anciennement portée par la Diren. « Nous sommes très concernés par les risques naturels », expose Michel Pascal, qui compte deux tiers des communes visées par des plans de prévention des risques d’inondation (PPRI). « Surtout sur le littoral, qui doit compter avec deux phénomènes : la montée des eaux de la mer et le recul du trait de côte, comme pour la baie de Wissant, qui a reculé de deux cent cinquante mètres en cinquante ans. »

30 millions d’euros

Le « plan digue » national renforcé aux crues de rivières attribue au Nord-Pas-de-Calais 30 millions d’euros pour des travaux d’urgence. « Les ouvrages de Sangatte, Bois-Plage et Dunkerque ont été proposés à l’arbitrage national », selon le préfet. Michel Pascal ajoute que plus d’une dizaine de sites littoraux sont « des vrais sujets de rénovation, mais qui n’appartiennent pas à l’Etat. Nous ne pouvons donc pas totalement maîtriser les calendriers de travaux ».
Toujours sur le front des inondations, le Nord-Pas-de-Calais doit compter avec ses Wateringues, qui couvrent 800 km² et protègent des crues plus de 400 000 personnes. Ces ouvrages ancestraux, sur l’ancien delta de l’Aa, risquent d’être insuffisants sur certaines zones d’ici à 2020. « Le sous-préfet de Dunkerque va évaluer avec les conseils généraux les travaux nécessaires à la rénovation et à l’entretien du système », rappelle Jean-Michel Bérard. Michel Pascal précise : « L’enjeu est surtout dans la maîtrise de l’urbanisation du territoire, et des zones devront être rendues à l’eau. Nous ne sommes plus dans une logique de lutte à tout prix. Les moyens seront mis où c’est vraiment nécessaire, pour la protection des vies humaines, de la nature, et du patrimoine historique. »

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