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La distribution décoration : Marché Une filière ballottée entre vert et rouge !

Mots clés : Conjoncture économique - Distribution - Qualité de l'eau, de l'air et du sol

Conjoncture : la météo se gâte…

Épargné jusque-là, le marché de la décoration serait-il rattrapé par la réalité économique ? Mi-juin, Michel Giannuzzi, à la tête de Tarkett, estimait que « le secteur des sols souples reculera de 15 à 20 % cette année. Une reprise modérée devrait intervenir vers le second semestre 2010, voire 2011 ». Mais, il n’y a pas que chez l’inventeur du trois plis où l’ambiance n’est pas au beau fixe. « En raison d’un décalage calendaire des lots second œuvre, le risque de récession est tangible. Avec une visibilité d’activité très erratique d’un mois sur l’autre », s’inquiète Pascal Hoareau, président de la branche Bâtiment à la Fipec. Conjuguée aux questions de pouvoir d’achat des ménages et collectivités et à une météo chagrine cet l’hiver, la crise aurait frappé plus durement le secteur des façades. En cause : des projets reportés souvent sine die. Autant dire un vrai casse-tête pour l’amont de la filière confronté, du coup, à un phénomène de déstockage assez massif de la part des grossistes. N’empêche. Le Dg de Bostik France, Christian Klopfenstein, se dit « plutôt agréablement surpris » que l’activité en négoce décoration ait bondi de 1 % en juin. « Serait-ce une queue de comète avant le grand plongeon comme dans les bois et matériaux ? », interroge-t-il. Pourtant, cet été, les entrepôts du négoce auraient commencé à restocker. Signe d’une sortie de crise rapide ou simple mirage ? « Les PME artisanales axées sur le diffus souffrent plus que celles œuvrant dans le tertiaire, en ERP ou pour les grosses copropriétés », tempère Marc Triqueneaux, secrétaire général de l’UPPF-FFB. À moins que le virus de la grippe A n’aggrave la situation. Toujours est-il que la direction de Materis Peintures prend le sujet très au sérieux. Et a intégré cette variable dans ses projections pour 2009. « Si la pandémie s’intensifiait au cours de l’automne, son impact sur le marché global pourrait se traduire par une perte supplémentaire d’au moins un point de croissance durant le dernier quadrimestre », ont calculé les équipes de René Riu, Pdg du groupe. Seule possible éclaircie selon Alain Ulmann, directeur marketing d’Akzo Nobel : « Le déblocage de la...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 318 du 15/09/2009
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