Territoires Colmar

La crème des PME bichonne le lycée Bartholdi

Mots clés : Education - ERP sans hébergement - PME

Les plâtres Werey-Stenger, les parquets Singer, les revêtements en dallages Meazza, les grès Rauscher, les peintures Karotsch… et quelques autres : la fine fleur du second œuvre alsacien se retrouve au lycée Bartholdi, à Colmar (Haut-Rhin). Pas en lots séparés, mais en sous-traitance d’entreprises générales. La restructuration-extension du vénérable établissement (coût de l’opération : 16,8 millions d’euros TTC) montre que des PME qui ne pratiquent pas le low cost et des majors peuvent trouver un terrain d’entente. En tout cas, sur un chantier de ce type, réalisé en partie sur des éléments inscrits aux monuments historiques.

Le site occupé, aux espaces de circulation réduits, situé en entrée de secteur sauvegardé du centre-ville, a imposé des contraintes de délais, d’interfaces et de gestion des flux d’approvisionnement, qui ont entraîné le recours à des entreprises générales : Bouygues Bâtiment Nord-Est pour la première tranche de la mi-2014 à la mi-2015, Urban-Dumez (groupe Vinci Construction France) pour la seconde livrée l’été prochain, en attendant la phase 3 durant l’été 2017, puis une dernière, ultérieurement.
En parallèle, les exigences de qualité technique et de finition, partagées entre la maîtrise d’ouvrage (région Alsace et son mandataire Icade), l’architecte des bâtiments de France et la maîtrise d’œuvre (Rey-Lucquet mandataire, associé notamment à l’architecte du patrimoine Michel Burlet-Plan), sont particulièrement élevées. Ce qui a très vite amené à faire appel aux meilleurs spécialistes régionaux de la rénovation du patrimoine. « Nous avons élargi notre périmètre habituel de consultation à des entreprises avec lesquelles nous avons moins l’habitude de travailler », confirme Cyril Malczuk, chef de service adjoint travaux chez Bouygues Bâtiment Nord-Est.

Staff et parquets à l’identique.

Dans la première tranche, l’association de savoir-faire s’est pleinement exprimée sur un morceau de bravoure : la reprise de l’escalier d’honneur. Après le désossage de la sous-face et la démolition d’un sas obsolète, une structure de tubes métalliques est venue remplacer le solivage bois. Elle a pris place dans l’épure d’origine, tout en permettant de retirer les poteaux et tirants peu élégants qui soutenaient les limons. « Nous avons entrepris un important travail de prise d’empreintes au préalable, afin de reproduire le staff à l’identique », souligne Etienne Werey, directeur général de Werey-Stenger. Le même souhait de renouer avec l’origine a guidé la pose par Singer de parquets en chêne massif, que la PME a teintés et huilés pour leur conférer un aspect à l’ancienne. « Sans doute aurions-nous aussi tenu les délais en alotissement, mais l’organisation en entreprise générale a sa légitimité pour une telle opération », commente Jacky Singer, gérant de Singer.

La seconde tranche ajoute une demi-pension d’esthétique contemporaine, en structure béton avec des vêtures cuivre et bois-cuivre et de grandes lucarnes. « Elle comble une dent creuse et vient se fondre parfaitement dans la volumétrie de l’ancien, ce qui n’était pas le cas du bâtiment des années 1960 qu’elle remplace », souligne l’architecte Thierry Rey.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X