Enjeux

La couverture-zinguerie perd sa carte jeune

Mots clés : Apprentissage - Hygiène et sécurité du travail - Second oeuvre

Les centres d’apprentissage peinent à recruter.

Une désertion qui n’est pas seulement due à la pénibilité.

Focus sur les Hauts-de-France.

« Qui pour nous remplacer dans dix ans ? » Cette question, Alexandre Lepand l’entend de plus en plus souvent dans la bouche des couvreurs-zingueurs qu’il croise sur les chantiers. Formateur aux Compagnons du devoir à Lille (Nord), le jeune homme s’apprête à initier une douzaine d’apprentis à la rentrée prochaine. Deux fois moins qu’il y a cinq ans ! Constat identique dans les trois centres BTP-CFA de la région Hauts-de-France, qui regroupent 120 apprentis couvreurs. « On pourrait en accueillir trois fois plus », déplore Pascal François, directeur adjoint du CFA de Lille. A ce rythme, il n’y aura bientôt plus assez de professionnels pour couvrir les départs en retraite.

Froid et frustrations. La première raison de ce désamour ? La dureté d’un métier exposé aux quatre vents. « Nous perdons une partie des effectifs en hiver », constate Pascal...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5939 du 08/09/2017
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