Gestion

La cote de la FNTP fête ses 50 ans

Occasions. Créée en 1965, la cote des matériels d’occasion, élaborée et publiée par la FNTP, s’est imposée comme une référence internationale sans équivalent.

L a Fédération nationale des travaux publics (FNTP) a organisé, vendredi 27 novembre, à Paris, sa première Journée des matériels. L’occasion de célébrer les 50 ans de la cote des matériels d’occasion élaborée et publiée par la FNTP. Après la satisfaction d’avoir réussi à mener à bien pendant un demi-siècle ce gros travail de cotation qui concerne près de 100 marques et 10 000 références, les discussions se sont faites plus critiques : quelle est l’utilité de cet outil ? « La revente de matériels d’occasion contribue pour 20 % à notre budget d’achat de matériels neufs, souligne Didier Thévenard, directeur matériel d’Eurovia. C’est un enjeu très important. » La cote FNTP contribue-t-elle à affiner ses prix ? « Ce n’est pas sa fonction première. Il ne faut pas confondre prix et valeur. La cote nous sert à calculer la valorisation comptable de nos actifs et à estimer les dommages en cas de sinistres », rappelle Thierry Robert, directeur matériel du groupe NGE. C’est une base légale. « La cote est acceptée comme telle par les autorités judiciaires », souligne Jean-Jacques Le Moal, expert de justice. Jean-Paul Di Ruggiero, de la division assurance de la SMA, confirme que ses experts s’appuient sur la cote FNTP pour évaluer les dommages des quelque 6 000 dossiers de bris de machines qu’ils traitent chaque année. Pour autant, la cote FNTP ne reflète pas toujours le prix de revente. « Pour les occasions récentes, le prix du marché est supérieur. Pour les machines de 10 000 heures, c’est la cote qui est surévaluée, mais cela s’inverse une nouvelle fois quand les machines dépassent 15 000 heures », remarque Thierry Robert, qui poursuit : « Le prix du marché n’est valable qu’à un instant T, et il peut varier de 30 % en quelques mois. » Certes ! Mais les grosses enseignes de vente aux enchères comme Ritchie Bros, Iron Planet ou Caterpillar (qui gère lui-même ses enchères) éditent maintenant leurs propres cotes. « Nous nous appuyons sur nos barèmes internes, avec la Caterpillar Pricing Table », confirme Jean-Marie Basset, directeur marketing et commercial chez Bergerat Monnoyeur. Plus fiable ? Pas forcément… La cote FNTP fixe une référence qu’il convient d’affiner selon l’état général de la machine, son historique, ses accessoires, et les appétits du marché. C’est une base autour de laquelle s’engagent des discussions, un référentiel commun unique au monde. En cela, elle est irremplaçable», conclut Jean-Jacques Le Moal.

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