Territoires Métropole de Lille

La correction des prix de l’immobilier devrait se poursuivre en 2015

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

Le Crédit foncier a livré son analyse annuelle du marché immobilier lillois. Un bilan 2014 qui vient compléter les statistiques fournies récemment par l’observatoire du logement neuf Cecim Nord, qui indiquaient que 86 % des transactions avaient été réalisées dans l’arrondissement de Lille (voir « Le Moniteur » n° 5809, p. 39). Les chiffres du Crédit foncier confirment ceux du Cecim quant au prix moyen du m2 dans le neuf : autour de 3 000 euros en secteur recherché, avec des pics pouvant atteindre 3 900 euros en hypercentre. Ces prix affichent, toutefois, une certaine érosion en périphérie secteur courant, à 2 800 euros/m2.

Si le retour des investisseurs a largement contribué à porter le marché du neuf, le nombre de transactions dans l’ancien a baissé de 5 % entre 2013 et 2014, avec des écarts significatifs d’une commune à l’autre de la métropole. L’activité et les prix résistent bien dans les secteurs cotés (Marcq-en-Barœul, Lambersart, Bondues). Par contre, les biens situés dans les secteurs moins prisés ont du mal à se vendre malgré une baisse importante de leur prix, parfois jusqu’à 15 %.

Coût d’acquisition en baisse de 12 % depuis 2012.

Selon les analystes du Crédit foncier, ce ralentissement du marché de l’ancien s’explique par « un fort attentisme des acheteurs face à des vendeurs qui refusent toujours d’acter la baisse des prix ». Les conditions de taux n’ont pourtant jamais été aussi favorables à l’acquisition d’un logement : ceux-ci ont poursuivi leur baisse en 2014 pour s’établir à un niveau moyen de 2,21 % à la fin février 2015, du jamais vu depuis 70 ans.

A Lille, le coût moyen de l’acquisition d’un appartement a baissé de 12,2 % depuis 2012 ! Mais concomitamment, Lille est aussi l’une des villes où le pouvoir d’achat immobilier a le plus diminué depuis le début des années 2000 : – 25 % selon une étude de la Fondation Paris-Dauphine « Ville et immobilier », soutenue par le Crédit foncier. En 1998, 72 % des ménages lillois situés dans la tranche d’âge 30-35 ans étaient en mesure d’acquérir un bien immobilier correspondant à leurs besoins ; en 2010, ils n’étaient plus que 42 %.
Selon les prévisions du Crédit foncier, la correction des prix devrait se poursuivre en 2015 dans les secteurs les moins attractifs et les zones rurales désertées. En revanche, la stabilité devrait être encore de mise en centre-ville de Lille et dans les quartiers et communes les plus recherchés.
Le Crédit foncier note par ailleurs la très bonne tenue du marché de l’immobilier d’entreprise lillois, avec 200 millions d’euros investis en 2014, soit une hausse de 39 % par rapport à l’exercice précédent. Le marché locatif de bureaux a pour sa part enregistré une demande placée de 165 000 m2 en 2014, en léger recul par rapport à 2013 (- 3 %). Mais, dans le même temps, l’Ile-de-France accusait une baisse de 15 %…

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