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La colocation, nouvel eldorado des promoteurs

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Politique du logement

Les promoteurs immobiliers proposent des logements neufs conçus pour abriter plusieurs locataires en toute convivialité.

La colocation pourra bientôt se développer dans les logements neufs et plus seulement dans le parc ancien. Car les promoteurs proposent désormais des programmes destinés aux particuliers investisseurs, pour y loger plusieurs locataires. Pour bien fonctionner, ces appartements doivent « favoriser la convivialité tout en faisant attention à l’individualité de chacun, estime Jean-Philippe Ruggieri, directeur général immobilier résidentiel de Nexity, qui cible les étudiants et les jeunes actifs. Cela passe par la séparation géographique des chambres ou la réalisation de zones tampon entre chacune d’elles grâce à la création de petites salles d’eau. Un logement de trois chambres doit se composer d’au moins deux salles de bain. » A Nantes, le promoteur ADI et le cabinet Lefeuvre proposent des appartements meublés… et équipés d’un frigo pour chacun des colocataires. « La question de la nourriture est souvent une source de tracas, comme le ménage. Aussi, nous mettons au point une formule incluant des prestations de ménage, l’assurance, le Wi-Fi, le chauffage… », explique Patrick Fontaine, P-DG d’ADI, qui a inauguré en septembre dernier la toute première opération d’un concept baptisé @coloc. De belles prestations… dans des logements ramassés : 64 m² pour un T3, 85 m² pour un T4 chez Nexity et 88 m2 pour un T5 chez ADI.

5 à 10 % du marché en zone tendue.

Actuellement, Nexity commercialise deux résidences (dès 3 900 euros du m²) comportant quelques lots conçus pour accueillir des colocataires (à Paris et à Aix-en-Provence). A l’avenir, le promoteur envisage de développer des bâtiments entièrement composés de logements destinés à des colocataires (20 à 25 lots) à Bordeaux, à Toulouse et en région parisienne. De son côté, ADI préfère regrouper ses appartements dédiés à la colocation en « maisonnées » de six logements avec un local service en rez-de-chaussée (buanderie).

Après le succès de sa première opération, ADI en a rapidement lancé cinq autres dans l’hyper-centre de Nantes et une en périphérie. Le promoteur estime que la colocation pourrait représenter « entre 5 et 10 % du marché dans les zones très tendues ». Même les opérateurs du logement social, comme Action Logement, qui a noué un partenariat avec le site spécialisé appartager.com, s’y intéressent. Reste aux pouvoirs publics à faire évoluer les règles du jeu. Selon Patrick Fontaine, « si la colocation meublée pouvait être financée par le PLS (prêt locatif social), cela ferait baisser les prix et les opérations entreraient dans les quotas de logements abordables imposés dans des villes comme Nantes. »

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ENCADRE

40 % des colocataires sont de jeunes actifs. 45 % sont des étudiants.
Les colocataires perçoivent 17 000 à 25 000 € de revenus annuels moyens.
offre de colocation pour 9 demandes à Paris en moyenne Source : Action Logement/appartager.com – décembre 2015

Contact : ADI, Patrick Fontaine, P-DG, 02.40.89.25.42 ; Nexity, secrétariat général, 01.85.55.10.00

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