Régions Strasbourg

La clinique Rhéna amène la ville mixte au bord du Rhin

Mots clés : Établissements de soins

Le regroupement de trois cliniques confessionnelles conforte le développement de Strasbourg vers la frontière allemande : début 2017 après une opération de 101 millions d’euros, toutes dépenses confondues, l’accueil des premiers patients du pôle médical Rhéna coïncidera avec la mise en service du tramway dans le quartier du port du Rhin en pleine reconversion.

Privée et sans but lucratif

Entouré de chantiers de logement, ce choc de mixité urbaine reflète l’œcuménisme des fondateurs : après le désengagement financier des catholiques des Sœurs du Très-Saint-Sauveur, anciennes gestionnaires de la clinique Sainte-Odile, le projet réunit à parité les juifs de la fondation Adassa et les protestants de l’Etablissement des Diaconesses, qui donnent naissance au Regroupement hospitalier d’excellence né d’une alliance (Rhéna).
« Avec 25 millions d’euros d’aides, l’Etat apporte un soutien sans précédent dans l’univers des cliniques privées », se réjouit Didier Ernst, président du conseil de surveillance de l’Etablissement des Diaconesses. Cette exception répond au consensus local autour de la pérennisation d’un modèle hospitalier privé et à but non lucratif. Dans la phase de montage, la maîtrise d’ouvrage s’est appuyée sur l’assistance du programmiste Martin & Guiheneuf, et sur l’expérience de « 13 Avril Conseil », structure de consultance dirigée par Robert Adjedj, ancien directeur général de la Société d’équipement de la région de Strasbourg.
En bonne intelligence avec l’urbaniste Bernard Reichen, auteur du schéma directeur des Deux-Rives, l’agence Architectes Ingénieurs Associés (AIA), conceptrice des 31 000 m 2 en œuvre pour 373 lits et places, poussera l’architecture hospitalière au-delà de ses limites habituelles : « Jamais nous n’étions allés aussi loin dans l’expression de la priorité à la chirurgie ambulatoire », explique l’architecte Bruno Follin, enthousiasmé par « le terrain fantastique et stratégique » de 4,5 ha. Outre l’optimisation des flux entre le patient et les soins, le concepteur a cherché le confort du personnel et des résidents par la systématisation des vues extérieures. La lumière du jour irriguera même les salles d’opération, derrière le bâtiment administratif de sept étages qui, depuis Kehl, servira de signal d’entrée dans Strasbourg et sur le territoire français. AIA espère donner au bois droit de cité à l’hôpital, au sol et au plafond de l’enceinte publique.
Le maître d’ouvrage l’a suivi dans le choix de l’allotissement, qui donnera toutes ses chances aux offres des entreprises régionales. La notification des ordres de services aura lieu fin avril.

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