Technique et chantier

La clinique qui fait revivre les moteurs

Mots clés : Établissements de soins - Industriels du BTP - Infrastructure de transports - Ouvrage d'art - Situation économique

Le centre technique de rénovation, ouvert par Bergerat Monnoyeur, donne une nouvelle vie aux moteurs, aux boîtes et aux ponts Caterpillar. Une offre alternative au remplacement par des organes neufs, qui s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire.

Bergerat Monnoyeur, le représentant en France de la marque Caterpillar, a toujours cherché à multiplier ses offres. C’est vrai pour les machines ; c’est également vrai pour les pièces détachées. Un moteur cassé ? Bergerat Monnoyeur peut vous le changer contre un modèle neuf, le réparer ou pratiquer un échange standard contre un autre d’occasion mais entièrement remis à neuf. C’est la mission du Centre technique de rénovation (CTR), ouvert en 2002 à Brie-Comte-Robert, en Seine-et-Marne, qui s’inscrit dans une démarche de recyclage et d’économie circulaire. « C’est un site propre à Bergerat Monnoyeur qui complète l’offre de Caterpillar. Moins contraints par des impératifs industriels, nous pouvons intervenir sur de plus petites séries », note Tony Simoès, le responsable commercial du site. L’année dernière, 1 270 organes mécaniques y ont été traités, soit 500 réparations et 770 échanges standard. Quelle différence ? « Quand le client opte pour une réparation, il nous confie son moteur, qu’il récupère une fois que ce dernier a été réparé. L’échange standard consiste à nous donner son vieux moteur et à repartir avec un autre, préalablement remis à neuf, que nous gardions en stock. L’avantage, c’est le délai », souligne Tony Simoès. Un moteur en échange standard est souvent plus rapidement disponible, il coûte 35 % moins cher qu’un moteur neuf et bénéficie en outre d’une garantie de douze mois.

Flux entrant et flux sortant

Ces calculs se justifient uniquement sur les organes coûteux des machines de production : pelles supérieures à 15 t, bouteurs, tombereaux et grosses chargeuses sur pneus. Sont concernés les moteurs, les boîtes de vitesses, les ponts, les moteurs hydrauliques. S’y ajoutent les roues folles des trains de chenilles et certains gros vérins. En tout, 500 références. « Avant de décider d’ouvrir l’échange standard à un type d’organe, nous devons décider si le flux entrant et le flux sortant seront suffisants », note Tony Simoès qui rappelle que le stockage de ces organes remis à neuf représente une immobilisation financière non négligeable. La remise à neuf d’un moteur prend trois semaines. Celle d’une boîte de vitesses, deux. Elles sont effectuées par trois équipes de sept techniciens épaulés par quatre chefs de groupe. Tous sont des techniciens confirmés. L’organe est entièrement démonté. La procédure implique le changement d’office d’un certain nombre de pièces. Les autres sont inspectées une à une. « Soit elles sont déclarées conformes et seront remontées. Soit elles sont déclarées non conformes et, dans ce cas, nous décidons si elles sont sauvables ou pas. » Cette décision prend en compte l’état de la pièce mais également sa valeur car l’opération de sauvetage a un coût : usinage, rechargement, rectification… Plusieurs heures sur des machines-outils. Les opérations de remontage s’effectuent dans une zone propre où tout est fait pour protéger de la poussière. Puis moteurs et boîtes de vitesses sont dirigés vers leurs bancs de test respectifs pour plusieurs heures d’essais et de paramétrage. Enfin, direction le stock, prêt à partir en échange du même organe qui réalimentera le cycle.

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ENCADRE

« L'échange standard consiste à nous donner son vieux moteur et à repartir avec un autre remis à neuf »

Tony Simoès, responsable commercial du CTR

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