Métier

La Citel donne l’exemple

Mots clés : Démarche environnementale

Spécialisée dans les réseaux électriques, la Scop a obtenu le niveau exemplaire pour sa démarche RSE.

Quatre ans après la première évaluation de sa démarche de responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) la situant au niveau « confirmé », la Citel, société coopérative et participative (Scop) de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn), a atteint le niveau « exemplaire » récompensé par l’attestation d’évaluation AFAQ 26 000 de l’Afnor. Même si la démarche RSE est une évidence pour la Scop qui a fait sienne les valeurs de responsabilité, solidarité et transparence, l’atteinte de ce résultat n’a pas été simple.

Se réorganiser et se diversifier.

En 2013, la coopérative, spécialisée dans la pose, le remplacement et l’entretien des réseaux électriques et d’éclairage public, perdait deux gros marchés pluriannuels. La perte s’est traduite par une baisse de chiffre d’affaires l’obligeant à se réorganiser et à se diversifier. « Nous nous sommes posé la question de poursuivre la démarche RSE. Nous avons décidé de continuer. Etaient en jeu la pérennité de la Citel et notre responsabilité d’entreprise, créatrice d’emplois, par rapport à nos clients et notre territoire », déclare David Auguste, élu P-DG de la Citel en 2012. Ses clients sont en effet pour l’essentiel des communes et des syndicats mixtes. Le jeu en a valu la chandelle. Le chiffre d’affaires s’est stabilisé en 2015 à 10,5 millions d’euros. La productivité a augmenté de 5 % sans aucun licenciement. L’adhérente à la fédération Sud-Ouest des Scop du BTP a donc maintenu son effectif d’une centaine de salariés. Répartis entre le siège et les agences du Gers et du Tarn-et-Garonne, ces derniers sont tous associés au capital et ont chacun une voix déterminante pour l’élection du conseil d’administration. 60 % du résultat leur est distribué. Les 40 % restants sont réservés aux investissements.

Pluriactivité des salariés.

Puis, la Scop a gagné en compétences. Le cœur de métier reste la construction de réseau électrique. Mais aujourd’hui, elle intervient dans les télécommunications, l’eau, le gaz, et, depuis 2012, dans la fibre optique. « Cela a été possible grâce à la pluriactivité des salariés que nous encourageons via un programme de formation annuel de 130 000 euros », précise David Auguste qui souligne les 6 % de travailleurs handicapés et les trente-huit heures de formation par salarié en 2014, contre vingt heures l’année précédente. « Travaillant sur l’employabilité des salariés, nous leur faisons passer des permis poids lourds ou Caces. Nous organisons un parcours d’intégration des jeunes », renchérit Myriam Coudenc, responsable QSE Développement durable.

Créée en 1983 par 17 salariés à partir de la société Bouffil, alors en dépôt de bilan, la Citel n’a pas failli aux valeurs de départ. Au final, la démarche RSE a donné du sens à ses actions. Elle lui a aussi appris à mettre ses initiatives davantage en avant. Une de ses innovations est la création d’un outil de calcul d’émissions carbone d’un chantier. Il doit aider à se positionner en amont et faire de la quantité d’émissions un critère de sélection d’un chantier ou d’une technique sur un chantier.

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ENCADRE

+ 5% hausse de la productivité.
10,5 millions d’euros de CA en 2015.

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