Architecture Energie

La chaleur fatale à portée de main

Déjà présente dans les incinérateurs, la récupération d’énergie peut s’appliquer à d’autres secteurs. Les techniques sont prêtes.

N ‘en déplaise au président élu des Etats-Unis, nos pays tentent à grand-peine de réduire leur dépendance aux énergies fossiles. Parmi les nouvelles pistes explorées, la récupération de la chaleur fatale apparaît comme un complément idéal à la biomasse ou au biogaz. En effet, quoi de plus évident que d’utiliser les calories dégagées par une activité humaine qui sinon se perd dans l’air ou dans l’eau ? Cette technique a déjà démontré sa pertinence avec les unités d’incinération d’ordures ménagères (UIOM). Parmi les 128 incinérateurs implantés en France, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) évaluait, en 2012, que 113 exploitaient la chaleur générée par leur foyer. Le rendement de ces installations pourrait encore progresser de quelques points grâce à des échangeurs placés au niveau des fumées ou des aéro condenseurs, mais la capacité de récupération de chaleur des déchets est près de sa limite.

Espoirs dans les basses énergies. Il s’agit désormais d’étendre cette approche à d’autres infrastructures. Les yeux se tournent en premier lieu vers les usines....

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5898 du 02/12/2016
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