Territoires Périgueux

La capitale du Périgord se donne un nouveau souffle

Riche de son patrimoine gallo-romain et Renaissance, Périgueux, chef-lieu de la Dordogne (31 500 habitants), veut gagner en attractivité et mieux valoriser ses atouts. Pour l’aider, le maire, Antoine Audi, a confié, en mars 2015, une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) de trois mois aux urbanistes Jean-Pierre Charbonneau et Nicolas Drouin : « Au bout de six mois de mandat, j’ai découvert une multiplicité de projets d’urbanisme. J’avais besoin de cohérence et de les intégrer dans une vision globale pour mieux les travailler un à un. La ville a aussi été beaucoup construite autour de la voiture. Les habitants souhaitent aujourd’hui un meilleur partage de l’espace public », relate l’élu.

Quatre orientations.

Après avoir arpenté le territoire, échangé avec les techniciens et les élus de la Ville ainsi que ceux de l’agglomération du Grand Périgueux, les deux urbanistes ont proposé une feuille de route fondée sur quatre orientations : étendre, pacifier et rendre attractif le centre-ville ; renforcer la qualité de vie dans les quartiers ; faire de la gare un nouveau secteur actif et mixte, mieux relié à la ville et à la rivière Isle ; faire de ce cours d’eau le « grand parc de Périgueux » et une liaison supplémentaire entre les quartiers. « Par exemple, dans les usages, le centre-ville de Périgueux est bien plus étendu que le périmètre du secteur sauvegardé. Sauf, que très décousu, il n’est pas facile à lire et à pratiquer pour un piéton. Le travail sur l’espace public permettra de tisser le lien entre ce qui existe déjà et faciliter l’accessibilité », explique Jean-Pierre Charbonneau.

Contrainte financière.

Aujourd’hui, le programme d’aménagements urbains et d’amélioration du cadre de vie est mis en œuvre avec une enveloppe dédiée de 15 millions d’euros sur trois ans. Et Jean-Pierre Charbonneau et Nicolas Drouin sont toujours à la manœuvre, dans le cadre d’une mission d’AMO, cette fois d’une durée de deux ans. Leur démarche se veut pragmatique et tient compte de la situation financière contrainte de la commune. Sur la liste des initiatives retenues, certaines sont légères et visent à améliorer le cadre de vie, à l’instar de la requalification de la place André-Maurois. Livré en juin prochain, cet aménagement aura coûté 300 000 euros et consisté à se réapproprier des fonctions que la place n’avait plus, en créant un jardin autour de l’arbre de la liberté, des terrasses, des espaces d’agréments autour de la fontaine rénovée. D’autres opérations imposent des études complexes. Ainsi, l’installation de la « Manufacture gourmande » sur la place Mauvard, au pied de la cathédrale Saint-Front, fera l’objet d’un concours à la fin de l’année. La transformation des boulevards – promenades créées aux XVIIIe et XIXe siècles et devenues axes de transit réservés aux voitures – est un autre projet d’envergure qui conduit aussi l’agglomération à repenser la politique des déplacements. Dans ce cadre, la place Montaigne, aujourd’hui occupée par un parc de stationnement, sera réinvestie en 2019 par un village commercial. La commune a lancé une consultation pour choisir l’opérateur qui réalisera l’équipement. Le produit de la vente servira à financer les aménagements urbains.

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