Régions Paris

La Bourse de commerce se convertit à l’art contemporain

Mots clés : Centre commercial - Magasin - Manifestations culturelles

Début 2019, la Bourse de commerce de Paris (1er arrondissement), transformée en site de présentation de la collection d’art contemporain de François Pinault, ouvrira ses portes au public. L’homme d’affaires a confié la reconversion de l’édifice datant du XVIIIe siècle à l’architecte japonais Tadao Ando associé à NeM/Niney & Marca Architectes, Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des monuments historiques, et Setec Bâtiment.

Tadao Ando, qui a déjà assuré la restauration du palazzo Grassi et de la Pointe de la douane à Venise, autres antennes de la Fondation Pinault, a dévoilé son projet pour la Bourse de commerce le 26 juin. L’enjeu : créer un musée dans un espace circulaire. L’architecte a donc imaginé un cylindre de 9 m de hauteur et 29 m de diamètre venant s’imbriquer dans le vide central du bâtiment.

L’ouvrage en béton, matériau fétiche de Tadao Ando, sera percé de quatre ouvertures identiques et surmonté d’un oculus filtrant la lumière. « Le souci de préservation du bâtiment nous a amenés à concevoir un projet réversible, expliquent les architectes Lucie Niney et Thibault Marca. Ce cylindre sera par conséquent constitué de caissons métalliques de 25 cm d’épaisseur, qui seront couverts par deux fines peaux de béton de 12 cm chacune. »

Projet de restauration global. Cette intervention contemporaine s’accompagne d’un projet de restauration global (façades extérieures et intérieures, toiture, verrière… ). Au terme de dix-huit mois de travaux (108 M€) attribués à Bouygues Bâtiment Ile-de-France, la Bourse de commerce disposera de 7 700 m2 d’espaces accessibles au public, dont 3 000 m2 de surfaces d’exposition (modules de 100 à 600 m2 ) et un auditorium logé au sous-sol dans la fondation du cylindre.

Propriété de la ViIle de Paris, le bâtiment précédemment occupé par la CCI Paris Ile-de-France a été mis à la disposition de la société Collection Pinault-Paris (maître d’ouvrage) dans le cadre d’un bail emphytéotique de cinquante ans.

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