Territoires Toulouse

La basilique Saint-Sernin bientôt en paix

Mots clés : Établissements de culte, funéraire

Le projet urbain du centre-ville de Toulouse (Haute-Garonne), confié à l’urbaniste catalan Joan Busquets associé au paysagiste Michel Desvigne et à Egis, vit une nouvelle avancée. La Ville de Toulouse vient de valider leur proposition de réaménagement des abords de la basilique Saint-Sernin. En 2019, après deux ans de travaux, le monument, classé au Patrimoine mondial de l’humanité comme composante du bien « Les chemins de Compostelle », sera au centre d’une place apaisée vidée des voitures (budget global : 15 millions d’euros). En accord avec l’architecte des bâtiments de France et la Commission nationale des monuments historiques, la Ville a accepté un parti qui n’hypothèque pas l’avenir.

Traces archéologiques et plantations.

Les dernières fouilles dans ce sous-sol deux fois millénaire ont fait apparaître d’importantes traces archéologiques. La décision a été prise de ne pas aller plus loin mais de révéler ces vestiges. Ainsi, Michel Desvigne a imaginé une surélévation de terre de 45 cm qui permet de les protéger et d’avoir la terre suffisante pour les nouvelles plantations. Car, sur ce site emblématique, près de 100 arbres s’ajouteront à la double rangée de tilleuls qui se déploient aujourd’hui autour de l’hémicycle et le long des côtés de la basilique. Leur ordonnancement imaginé au XIXe siècle sera rompu. « Notre projet repose sur deux principes : une mise en évidence au sol des traces archéologiques et une strate de petits arbres disposés de manière aléatoire. Formant une canopée homogène, elle redéfinira les rapports entre les différents espaces de la place. Ainsi, nous mettrons en valeur un parvis situé en vis-à-vis d’un lycée, à l’ouest, et restituerons l’ancien cloître, au nord, reconfiguré en une large pelouse. Ce seront deux clairières dans des masses arborées », raconte le paysagiste Michel Desvigne.

L’avenir du lieu ne s’arrête pas là. La Ville porte un projet plus global baptisé le « Grand Saint-Sernin », conçu dans l’optique de sa candidature au classement au Patrimoine mondial de l’Unesco. Il comprend la restauration de la basilique (architecte en chef des Monuments historiques : Jean-Louis Rebière) et la construction du musée de l’œuvre.

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