Régions Strasbourg

L’université résout la quadrature du cercle

Mots clés : ERP sans hébergement

Etendre un bâtiment circulaire sur un terrain rectangulaire, c’est l’équation digne d’un doctorat en géométrie que posait le développement de l’Institut de science et d’ingénierie supramoléculaires (Isis), fleuron de l’université de Strasbourg dont sont issus plusieurs prix Nobel de chimie. La question a suscité des réponses très diverses des candidats au concours d’architecture.

Le lauréat, le cabinet alsacien AEA Architectes, la résout en… contournant le problème : plutôt que de chercher à prolonger la forme circulaire signée de Claude Vasconi, il conçoit quelques mètres plus loin un nouveau bâtiment, rectangulaire, qui se relie à la construction d’origine par deux passerelles vitrées. « Cette solution nous est apparue comme la meilleure manière de respecter à la fois l’œuvre caractéristique du style de Claude Vasconi et la programmation multifonction », souligne Marie Réal, architecte associée chez AEA.

L’opération de 17 millions d’euros répond en effet à trois besoins, dont le cahier des charges demandait la réunion dans un seul bâtiment : étendre les laboratoires de l’Isis, installer des fondations de soutien à la recherche et héberger le data center de l’université. « La réponse architecturale génère trois volumes », précise l’architecte. Un socle en béton blanc préfabriqué et poli supporte le data center, les façades en verre au nord optimisent l’apport de luminosité pour les laboratoires et une résille métallique atténue la lumière dans les bureaux au sud.

Du froid venu de la géothermie. L’extension de 4 600 m2 devrait être livrée à l’automne 2018. Elle se situe en phase de terrassement et pose des fondations, avant le lancement en juin du gros œuvre confié à l’entreprise Blanck (groupe Léon Grosse). L’équipe de maîtrise d’œuvre se complète d’Artelia, Jerlaure, Venathec et Alpha Process.

La présence du centre de données confère un rôle stratégique à la production de froid. Elle sera assurée par des puits de géothermie implantés dans la nappe phréatique. La chaleur issue de l’échange thermique sera récupérée afin d’alimenter plusieurs bâtiments environnants du campus universitaire de centre-ville.

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