Territoires Rhône

L’ultime maillon reliant l’A89 à l’A6 en travaux

Mise en service il y a trois ans, l’autoroute reliant Clermont-Ferrand à Lyon finissait sa course aux portes de Lyon, sans offrir de liaison avec l’autoroute A6. Concessionnaire, la société APRR débute la construction de ce chaînon manquant. Ce barreau, qui traversera les communes de La Tour-de-Salvagny, Dardilly, Lissieu et Limonest, permettra d’assurer la liaison transeuropéenne Bordeaux-Genève, en moins de 7 h, à l’horizon 2018. Alors que quatre recours, non suspensifs, contre la déclaration d’utilité publique doivent encore être examinés par le Conseil d’Etat, les entreprises attributaires de marchés viennent de démarrer ce chantier. « C’est une opération complexe car il s’agit d’aménager, sous circulation, des routes existantes pour les mettre aux normes des autoroutes », résume Isabelle Lacharme, conductrice d’opérations chez APRR. Sur ce chantier réalisé, pour ce qui est des travaux principaux par un groupement emmené par Eiffage et pour les nouveaux ouvrages d’art et pour la partie neuve par le groupement Demathieu Bard – Valérian-Malet, l’essentiel des travaux consistera en une mise à niveau des routes aux caractéristiques autoroutières (création de bandes d’arrêt d’urgence, renforcement, surélévation d’ouvrages d’art…) et à un réaménagement des dispositifs d’échanges (suppression et/ou création de demi-diffuseur, diffuseur et échangeur).

Travail à la petite cuillère.

« Nous réaliserons, entre la RN6 et l’A6 un nouveau barreau autoroutier 2 x 2 voies sur un linéaire de 800 mètres comprenant un viaduc », indique Isabelle Lacharme. L’ouvrage d’art, d’une longueur de 208 mètres (six travées) à ossature mixte sera composé d’une charpente métallique et d’une dalle béton. Pour la première fois chez APRR, le tablier du viaduc sera en acier Corten. Au contact de l’air, l’acier s’oxydera pour offrir une protection naturelle à l’ouvrage. Une option qui présente le double avantage de ne pas réaliser de travaux de mise en peinture et d’entretien. En dehors de la partie neuve, l’intervention d’engins importants sera rendue impossible en raison de la circulation. « C’est un travail à la petite cuillère qui se prépare… », explique de façon imagée la conductrice d’opérations. Ce qui explique sans doute le coût important de l’opération : 146 millions d’euros pour 5,5 km et la présence de 300 personnes sur le chantier, en période de pointe !

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