Territoires Besançon

L’option conception intégrée

En construction dans Les Hauts du Chazal, la résidence Utopia (70 logements) se présente comme une alternative aux solutions constructives industrialisées. A la standardisation des composants, la société d’équipement du département du Doubs (SedD) et le promoteur immobilier SMCI, co-maîtres d’ouvrage, ont préféré un processus de conception intégrée. Lequel implique la participation de l’ensemble des acteurs dès l’élaboration du programme.

Mise en œuvre optimisée.

Une société civile immobilière de construction vente, constituée à parts égales par les co-maîtres d’ouvrage, a permis la désignation de gré à gré des entreprises parmi les fournisseurs habituels du promoteur et de l’aménageur, ainsi que de la maîtrise d’œuvre. Un seul bureau d’études, doté de compétences polyvalentes (structure, thermique, économiste), travaille aux côtés de l’architecte. Le bureau de contrôle a également été associé dès la phase de conception afin de mesurer avec le plus de précision possible les conséquences financières de la réglementation. De leur côté, les co-maîtres d’ouvrage se partagent l’ingénierie du projet. L’équipe ainsi constituée a analysé chaque poste qui forme le prix d’un logement, du terrain aux prestations techniques, en passant par les taxes, les honoraires, la marge. Tous les lots ont été passés à la loupe du meilleur rapport qualité-prix, avec une attention particulière au temps de mise en œuvre sur le chantier. « Chaque entreprise a cherché à maîtriser ses coûts sans rogner sur ses marges, en pensant aux incidences de son travail sur les autres corps de métier », indiquent les co-maîtres d’ouvrage. Par exemple, les types de fenêtres ont été limités à deux, ce qui permet aussi au maçon de gagner du temps lors de la construction des façades. Les balcons sont proposés en option. Les deux bâtiments du programme sont bâtis simultanément, afin de mobiliser une seule grue.

Avant même l’achèvement de l’opération (3e trimestre 2016), la maîtrise d’ouvrage tire les premières conclusions. Le prix de vente s’avère compétitif, à 2 300 euros TTC/m2, inférieur d’environ 25 % au prix moyen des logements neufs vendus à Besançon en 2013. Quelques bémols s’opposent cependant à la reproductibilité exacte du modèle. Le foncier en est un, non négligeable. « Le propriétaire du terrain doit pouvoir disposer de temps compte tenu de la durée de la phase de conception, et l’emplacement ne doit pas comporter trop de contraintes : accès pour les travaux, homogénéité du sous-sol, absence de fouilles archéologiques », souligne Bernard Bletton, directeur général de la SedD.

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