Métier

L’Oppic revient à ses missions historiques

Bras armé de la Rue de Valois, l’opérateur public se recentre sur la construction et la restauration d’établissements culturels.

L’Oppic revient à ses premières amours. L’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture, créé en 2010 pour mener les chantiers du ministère de la Culture – ou, le cas échéant, ceux de la Jeunesse et des Sports ou de la Défense – souhaite se recentrer sur la restauration de monuments historiques et la construction d’équipements culturels. «Nous devons affirmer notre positionnement et valoriser nos compétences en la matière», affirme sa présidente, Clarisse Mazoyer. Plus question donc de s’aventurer sur des projets tels que la récente reconstruction du stade aquatique de l’Institut national du sport (Insep).

Dans le domaine culturel, ses références sont solides : héritier notamment des organismes créés pour mener les grands travaux mitterrandiens, l’Oppic assure la maîtrise d’ouvrage des multiples chantiers du château de Versailles comme ceux des écoles d’architecture. Ses deux dernières grandes constructions ont été le Mucem, à Marseille, et les Archives nationales, à Pierrefitte-sur-Seine (Val-d’Oise).

Lots séparés.

Aujourd’hui, les projets de création d’équipements sont moins nombreux et d’envergure plus modeste. Néanmoins, le programme des opérations est chargé. En 2016 débuteront la construction de l’Ecole nationale supérieure de la photographie à Arles (Bouches-du-Rhône) et celle du Centre de conservation et d’études de Lorraine, à Metz. La restauration du pont transbordeur de Rochefort est également au programme. En 2018, l’Oppic s’attaquera, à Paris, à la remise en état de la « chenille » (les escalators) du Centre Pompidou et aux travaux sur les coupoles de la Cité des sciences et de l’industrie. Pour ses chantiers, l’Oppic travaille en entreprise générale ou en lots séparés. La deuxième option est privilégiée pour les restaurations de monuments historiques qui réclament des savoir-faire spécifiques.

Désormais, l’établissement aspire à être plus qu’un bâtisseur et veut accompagner les projets « depuis la phase amont, en assurant des missions de conseil et d’aide à la programmation, puis au-delà de la livraison, en accompagnant les usagers dans l’élaboration des stratégies d’entretien des ouvrages, explique Diane Pouget, sa directrice générale. L’Oppic attend donc aussi de ses maîtres d’œuvre une expertise en coût global comme en exploitation-maintenance ». Les concours d’architecture permettent aussi à l’opérateur public de répercuter les priorités de son ministère de tutelle, notamment en matière de soutien à la jeune création. Lors des jurys, les candidats ne sont donc volontairement pas tous issus d’agences confirmées.

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ENCADRE

284 opérations en cours en 2015, dont 57 % en patrimoine protégé.
868 millions d’euros de budget pour les opérations en cours en 2015.
203 nouveaux marchés publics en 2015.

Pour plus d’informations : s.lerat@oppic.fr

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