Régions MONTREUIL

L’OPHM veut construire 1 500 logements en dix ans

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel

L’heure est au bilan et aux perspectives pour l’Office public de l’habitat montreuillois (OPHM). Jean-Paul Bléry, qui en fut le directeur général pendant six ans, vient de quitter ses fonctions. Depuis le 1 er mars, il est remplacé par Hervé Pinget, jusqu’alors directeur général de Moselis (OPH 57). Durant son mandat, Jean-Paul Bléry s’est attaché à élargir l’offre locative. Actuellement 429 logements sont en projet à travers 19 programmes pour 81,6 millions d’euros. Ils se répartissent entre 303 logements en maîtrise d’ouvrage directe et 126 en vente en l’état futur d’achèvement (Vefa) afin de créer de la mixité en centre-ville. L’office s’est aussi engagé dans la réalisation d’opérations innovantes, à ossature bois par exemple, à l’image des 18 logements de la rue Etienne-Dolet (photo), qui seront livrés fin avril, et de résidences adaptées aux travailleurs migrants…

Autre volet, la réhabilitation, notamment thermique, des logements : 785 sont en chantier et 440 en projet. Pour élargir l’offre, Jean-Paul Bléry a aussi développé l’accession sociale à la propriété avec 35 logements et deux maisons de ville commercialisés en 2014. « Ainsi, nous pouvons proposer aux locataires un parcours résidentiel complet à Montreuil », souligne-t-il.
Enfin, l’OPHM se lance dans un nouveau métier : l’aménagement, dans le cadre du Projet de rénovation urbaine et sociale (Prus) du quartier Bel-Air. Au total, en 2014, l’OPHM investira 54,9 millions d’euros.

Politique de services

C’est sur ce socle de réalisations que le deuxième volet du Plan stratégique du patrimoine s’esquisse pour 2016-2026. Outre une baisse de l’endettement (36,2 % des loyers sont affectés à la charge de l’emprunt), il est prévu de construire 150 logements par an sur dix ans, et d’en réhabiliter 300 par an sur la même période. « Nous allons par ailleurs définir une politique innovante de maintenance et de gestion : problème de l’amiante, problématique du logement intelligent, individualisation des charges », précise Hervé Pinget.
Les deux responsables estiment enfin que l’OPHM peut valoriser son savoir-faire en menant une politique de services ouverte vers les collectivités : gestion de copropriétés en difficulté, expertise technique, par exemple pour la réhabilitation thermique des logements. Cette diversification de l’activité passe par une réflexion sur l’inclusion de l’OPHM dans le Grand Paris. La communauté d’agglomération Est Ensemble, à laquelle appartient Montreuil, compte sept bailleurs sociaux municipaux : quelle coordination entre eux ? Quelle mutualisation ? Quelles économies d’échelle ?

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