Territoires Amiens

L’Opac vient au secours des entreprises du bâtiment

Mots clés : Entreprise du BTP

La démarche est suffisamment inhabituelle pour la mettre en exergue. L’Opac d’Amiens a réuni, en décembre, 70 entreprises du bâtiment, pour leur annoncer un programme de travaux de 305 millions d’euros sur cinq ans. « Des volumes considérables, c’est l’équivalent de trois citadelles », glisse David Quint, le directeur de l’Opac d’Amiens. La comparaison n’est pas anodine. Les entreprises locales se sont beaucoup plaintes de ne pas avoir bénéficié du pharaonique chantier de requalification de l’ancienne garnison en campus. Elles vont pouvoir se rattraper en répondant aux très nombreux appels d’offres que promet de lancer le bailleur social. Car l’autre objectif de ce plan stratégique de patrimoine est bien d’associer les PME à sa mise en œuvre. « Auparavant, nous avions quasi systématiquement recours à l’entreprise générale, cette fois nous allons également recourir à l’allotissement, ce qui va permettre aux PME de jouer leur rôle, explique David Quint. Nous voulons redonner à ce tissu l’envie de travailler avec l’Office après des années de distension du lien. Favoriser la relation entre les entreprises générales et les entreprises locales nous apportera de surcroît une plus forte garantie de service après-vente. Nous avions un peu oublié notre métier de maître d’ouvrage, qui consiste aussi à accompagner les chantiers. »

Réhabilitation, démolition, construction.

Le programme d’investissement se répartit comme suit : 120 millions d’euros destinés à la réhabilitation (4 500 logements), 55 millions d’euros aux gros travaux (rénovation électrique, sols, menuiseries extérieures, toitures et terrasse, vidéo protection, gestion des déchets, réfection des parties communes et des extérieurs), 45 millions d’euros à l’entretien courant, 10 millions d’euros aux démolitions (518 logements concernés) et 75 millions d’euros consacrés à la construction de 500 logements neufs. Un dixième du financement sera apporté par l’Anru, le reste étant partagé entre emprunt et fonds propres.

La mobilisation de l’Opac sur la rénovation urbaine au cours des dernières années a eu un effet pervers : du retard a été pris sur les autres opérations. Ainsi 5 000 logements nécessitent des interventions en urgence. La bonne nouvelle, c’est que ce retard a permis d’accumuler un peu d’argent dans la caisse.
L’appel du pied de l’Opac aux entreprises locales a été relayé par la FFB. « Bien sûr, c’est un message d’espoir que nous leur envoyons mais pas seulement, reprend David Quint. Nous leur disons aussi que nous avons besoin d’elles et que nous attendons de belles offres de leur part. L’avantage de présenter un plan sur cinq ans c’est d’ouvrir des perspectives. Les entreprises ont le temps de se mettre en ordre de marche. » La rencontre de décembre a été l’occasion d’aborder des sujets aussi brûlants que le moins-disant ou le travail détaché. Cette organisation vise également à favoriser l’apprentissage et mutualiser l’insertion. Le parc de l’Opac d’Amiens représente quelque 14 000 logements. Il concerne un habitant sur cinq de la métropole.

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