Territoires Nantes

L’office public de l’habitat innove tous azimuts

Premier bailleur social du Grand Ouest avec 25 000 logements, Nantes Métropole Habitat se doit d’être pionnier en matière d’innovation. « Il s’agit autant de renouer avec l’histoire du logement social et de nous positionner dans l’écosystème régional que de diminuer les charges de nos locataires », explique Luc Stéphan, directeur de l’innovation.

Transition énergétique, transition numérique et innovation sociale sont les axes de la démarche qui peut prendre des formes et des niveaux d’avancement très variés. Ainsi, sur les modes constructifs, Nantes Métropole Habitat a réceptionné cet été des logements « mutants », pouvant évoluer facilement (en crèche, par exemple), réalisés en BIM (Building Information Modeling ou « maquette numérique ») et en dix mois grâce à un système constructif mixte semi-industrialisé développé par Idéfia. Toujours en BIM, le bailleur examine actuellement les offres pour 120 logements en mode constructif bois sur l’île de Nantes (îlot I1). Dans le même temps, le service innovation planche, avec l’université de Nantes, sur la réalisation d’une maison individuelle via un procédé de construction robotisé en fabrication additive de type imprimante 3D (projet Batiprint 3D).

Instrumentation et autoconsommation.

Nantes Métropole Habitat, qui s’est donné comme objectif de baisser de 1,5 % par an la consommation énergétique de son parc, a permis à des projets remarquables de voir le jour comme « Le Grand Carcouët », un programme Bepos récompensé par le prix d’architecture Bas Carbone d’EDF 2012, qui fait aujourd’hui l’objet d’une mission de suivi énergétique. L’office poursuit la piste de l’instrumentation pour aider les locataires à maîtriser leurs consommations en équipant de capteurs de mesure pour les fluides 48 logements en réhabilitation à Bellevue-Bourderies et en installant les thermostats connectés de la start-up nantaise Qivivo dans deux de ses bâtiments. Enfin, deux projets portent sur l’autoconsommation : au moyen de panneaux photovoltaïques pour les parties communes de deux tours de 100 logements (tours Flandrin) et en récupérant de la chaleur produite par des serveurs informatiques dans la résidence Albert-Londres grâce à la chaudière numérique développée par Stimergy. 

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