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L’insécurité routière révèle les fragilités du patrimoine

Mots clés : Conservation du patrimoine

Derrière la relance du procès des arbres d’alignement se cache un besoin de repères politiques et moraux visant à faire taire une statistique qui, chaque jour, condamne un automobiliste français à mourir contre un arbre. Pour éclairer ses lecteurs, Paysage Actualités a réuni une dizaine d’experts, le 9 décembre à Paris.

Sur fond de hausse du nombre d’accidents mortels au volant, le patrimoine arboré de bord de route, mis en cause par la délégation interministérielle à la sécurité routière, souffre des cicatrices de la décentralisation : « Les inégalités se creusent entre les territoires. Malheureusement, nous n’avons plus les cadres administratifs compétents pour apporter leur expertise aux communes. Les élus craignent avant tout l’engagement de leur responsabilité en cas d’accident. Et, dans le Sud-Ouest, ils voient le chancre coloré à leur porte », constate, navré, Pierre Darmanté, président du groupe technique des élagueurs à l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep), mais aussi vice-président d’une communauté de communes rurales du département des Landes. Le mal dont il analyse les conséquences remonte, selon lui, à la « classe d’âge perdue » entre les arbres napoléoniens d’avant-guerre et le début d’une renaissance, dans les années 1980 : « Les règles professionnelles et leur traduction dans des cahiers des clauses techniques particulières des marchés publics n’ont pas...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 386 du 24/02/2016
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